Covid-19

TENDANCE PERSISTANTE DES CAS COVID-19 : La situation sanitaire reste inquiétante

L’évolution de la situation de la pandémie de Covid-19 inquiète à plus d’un titre, en l’absence à ce jour d’une baisse significative du nombre de cas contaminés et décédés par ce virus, recensés ces dernières semaines, générant ainsi une pression dans les structures sanitaires, toujours en hausse faut-il le noter, dans un système de santé déjà malade bien avant cette pandémie.

Une situation sanitaire critique, en raison aussi de l’absence de statistiques des cas touchés par la Covid-19, ceux échappant au radar des services de santé, dont le nombre est davantage plus important que celui du bilan quotidien du docteur Fourar, selon les épidémiologistes, le personnel de santé et aussi des membres du comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie. Alors que le virus circule parmi nous, depuis février dernier, au jour d’aujourd’hui le pays enregistre une courbe ascendante et persistante du nombre de cas contaminés par la Covid-19, avec 1058 nouvelles contaminations, 612 guérisons et 20 décès durant ces dernières 24heures, après plus de trois semaines de l’entrée en vigueur de nouvelles mesures, d’horaires de couvre-feu et de directives sur l’application rigoureuse des règles et des protocoles sanitaires dans les secteurs en activité. Pour ce retraité rencontré, jeudi dernier, sur le boulevard Zighoud-Youcef, en train de marché est respirer à travers son masque, l’air marin, il nous confie que « depuis mars dernier que je m’impose un rythme de vie, des pratiques et des comportements, pour prévenir contre la propagation du virus, cette situation qui dure depuis près de 10 mois devient insoutenable, ces jours-ci, surtout pour nous qui faisons preuve de bon sens au quotidien et nous sommes nombreux ». Non pas, poursuit-il , « en raison de l’attente d’un vaccin qui dure, mais à cause des autres,  citoyens et autorités, qui font preuve de relâchement, de ne pas faire respecter les mesures barrières, d’absence d’anticipation chez des responsables », nous lance-t-il. « Quand j’ entend à ce jour le manque de moyens dans nos hôpitaux ou bien de la non application des lois adoptées pour briser la chaîne de propagation du virus, ce qui cause de nouveaux cas, et donc la saturation des services sanitaires », il est incompréhensible, poursuit-il
«  d’entendre des experts et des responsables parler encore de l’importance des campagnes de sensibilisation, alors que la pandémie est chez nous depuis près de 10 mois, et le monde vit à son rythme ». Ne manquant pas de montrer sa colère, il nous lance, « j’en reviens pas qu’on est encore à ce stade, alors que le nombre de décès est en hausse ainsi que celui des contaminés, qui dépasse la barre de 1000 chaque 24 heures ». Vous-savez, nous dira-t-il, « personne ne pense à celles et ceux qui depuis 9 mois se sont imposés un rythme difficile, pour casser la chaîne de la propagation. » moi-même, poursuit-il « je continue à faire mes achats très tôt le matin, je sors quand il le faut, même ma retraite je la retire quelques jours après le 24 du mois, pour éviter la file d’attente, et le casse-tête du manque de liquidités ». Pour lui, « ne pas recourir au contrôle régulier et rigoureux des commerces, la non délivrance automatique d’amendes pour le non-port du masque et des sanctions pour le non-respect du protocole sanitaires, comme constaté dans des établissements scolaires », indique-t-il «  fait perdurer une situation sanitaire critique et conforter ses impacts sur le secteur économique et le moral des citoyens, comme moi fatigué de cette situation et de ce qu’elle m’impose, alors que d’autres ne s’inquiètent pas, ni pour eux ni pour les autres ». Il nous déclare avant de nous quitter « que le vaccin même s’il est annoncé, ici et là à travers le monde, nous avons trois à quatre mois encore avec ce virus, et si nous continuons ainsi, nous ne parlerons plus de situation sanitaire critique, mais d’une situation de sécurité critique, si la contamination continue à galoper au rythme de ces dernières semaines ».

Le nombre accru des hospitalisations et des admissions en réanimation, l’indicateur
Avec les données sanitaires sur le Covid-19 qui ne cessent de connaître, une recrudescence alarmante au regard seulement du nombre accru des hospitalisations et des admissions en réanimation, la propagation de la contagion persiste sur fond des limites des mesures adoptées et du non-respects des mesures barrières et des protocoles sanitaires. Même si ces derniers jours on assiste aux annonces de fiabilité des vaccins contre le covid-19 qui ont fortement soulagé les citoyens à travers le monde, il n’en demeure pas moins que bien avant sa commercialisation et son arrivée chez-nous la situation de la pandémie et l’urgence sanitaire du Covid-19 continueront quant à elles d’imposer leurs règles durant les mois prochain, et donc l’anticipation en matière de nouvelles mesures à prendre, pour freiner la propagation du virus jusqu’à enregistrer un baisse significative en nombre de cas contaminés et donc la maîtrise de sa propagation.
Les dispositifs de veille sanitaire et d’alerte du Covid-19 devant être activés dans l’ensemble du pays, y compris,  selon des experts, les régions ou wilayas n’enregistrant pas un nombre inquiétant de contaminations. Des dispositifs de veille sanitaire et d’alerte du Covid 19 ont été, en effet, mis en stand-by, en raison d’une situation non inquiétante dans certaines wilayas du pays durant l’été dernier, pour être réactivé novembre dernier. À titre d’exemple nous citerons la wilaya de Ghardaïa, qui a vu le dispositif en question « réactivé et renforcé par la participation des spécialistes médicaux et autres compétences », a précisé le wali de Ghardaïa, Boualem Amrani, le 9 novembre dernier, à l’APS. Les carences enregistrées, voire souvent l’absence en matière d’anticipation pour faire face à toute éventuelle situation sanitaire critique se sont manifestées dès le 23 novembre dernier, jour de la rentrée scolaire et qu’à jour les questions de manque de moyens et d’absence de respect du protocole sanitaire sont posées avec acuité, par la famille de l’éducation, les syndicats d’enseignants, les parents, d’élèves etc… Rien que mercredi dernier, enseignants affiliés à l’Union nationale des personnels de l’Education et de la Formation (UNPEF) ont organisé un sit-in à Alger pour exiger « l’application » du protocole sanitaire pour préserver la santé individuelle et collective contre la contamination au Covid-19. Le seuil franchi des 1000 cas de contamination en 24H, semble s’inscrire dans la durée, en raison du relâchement, de l’absence d’anticipation dans la prise de nouvelles mesures, en raison du non-respect persistant des gestes barrières et des protocoles sanitaires, dont pour ces derniers en raison du manque de moyens et s’ils sont débloqués le facteur temps a déjà été au profit de la propagation de la Covid-19.
Karima Bennour