Soudan

SIGNATURE DE L’ACCORD POLITIQUE AU SOUDAN : L’Algérie « grandement » satisfaite

L’Algérie a accueilli avec « une grande satisfaction » l’annonce de la signature par les parties soudanaises de « l’accord-cadre politique » qui constitue « un pas décisif » susceptible de consolider le processus de règlement politique de la crise sévissant dans ce pays. En effet, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger «l’Algérie a accueilli avec une grande satisfaction la signature par les parties soudanaises de l’accord-cadre politique, qui constitue un pas décisif susceptible de consolider le processus de règlement politique de la crise sévissant au Soudan frère ». précisant que « l’Algérie souhaite le parachèvement de cet accord par d’autres démarches susceptibles de mettre définitivement fin à l’escalade politique que connait ce pays frère pour lui permettre de faire face aux différents défis et poursuivre son processus de développement au mieux des intérêts du peuple soudanais et ses aspirations légitimes au progrès et à la prospérité dans le cadre de la sécurité et de la stabilité ». Dans ce contexte, l’Algérie a exhorté « les frères au Soudan à consacrer tous les efforts pour faire aboutir le processus de règlement et atteindre l’objectif tant escompté et à placer le Soudan et les intérêts du peuple soudanais au-dessus de toute autre considération ». L’Algérie a également salué les efforts de l’Union africaine (UA), de l’ONU et de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) dans le cadre du mécanisme tripartite de gestion du processus politique, lequel a abouti à la réalisation de cet « important acquis » sur la voie du règlement global et durable de la crise politique actuelle, conclut le document.
Pour rappel, les dirigeants militaires et civils soudanais ont signé avant-hier ce premier accord visant à mettre fin à une crise profonde qui sévit dans ce pays depuis le coup d’État du général Burhane, le 25 octobre 2021, qui a fait dérailler une transition difficile vers un régime civil, installé après l’éviction en 2019 de l’ancien président Omar el-Béchir, resté au pouvoir pendant près de trois décennies. Depuis, des manifestations quasi hebdomadaires contre le putsch ont lieu dans ce pays frappé par une crise économique et une montée de la violence inter-ethnique. L’accord- cadre a été signé par le général Burhane, le commandant paramilitaire Mohamed Hamdan Daglo ainsi que plusieurs groupes civils, notamment les Forces pour la liberté et le changement (FFC) qui ont été évincées lors du coup d’État. Le document a été négocié en présence de responsables des Nations unies, de diplomates occidentaux, ainsi que de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, selon la FFC. La signature s’est déroulée également, en présence du représentant spécial de l’ONU, Volker Perthes, et celui de l’Union africaine, Mohamed Belaish. Selon Volker Perthes « la cérémonie est le point culminant des efforts soutenus déployés par les parties prenantes soudanaises au cours de l’année écoulée pour trouver une solution à la crise politique et rétablir l’ordre constitutionnel ». De leur côté, les États-Unis, la Norvège, le Royaume-Uni, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont « salué », la signature de ce premier accord. « Il s’agit d’un premier pas essentiel vers l’établissement d’un gouvernement dirigé par des civils et la définition de dispositions constitutionnelles pour guider le Soudan dans une période de transition aboutissant à des élections », ont déclaré ces pays.
S. O.