N’en déplaise au Makhzen, le candidat algérien à la présidence du Parlement Panafricain, Fateh Boutbig a été élu haut la main avec une majorité des 184 voix qui composent le corps électoral du parlement.
Ses viles manœuvres, et ses tentatives de bloquer la route au candidat, membre du Conseil de la nation sénateur pour le tiers présidentiel, et malgré la présentation d’un candidat de dernière minute qui a cloné le programme de Boutbig, le Maroc n’est pas parvenu à ses fins et c’est un véritable camouflet que vient de subir sa diplomatie de pacotille qui est en train de subir échec sur échec sur le plan continental. Il faut rappeler dans ce contexte que l’opération de vote a été diffusée en direct dans le but de barrer la route aux pratiques frauduleuses qui sont une spécialité du Maroc qui est un tricheur doublé d’un mauvais perdant.
L’arrivée de Fateh Boutbig au perchoir du Parlement panafricain est le résultat d’un travail titanesque réalisé par la diplomatie algérienne sous la direction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et sa résilience face aux tentatives de perturbation et d’intimidation opérées en coulisses par la délégation marocaine dans le but mesquin d’imposer son candidat Lahcen Haddad, un ancien ministre connu pour ses multiples quand il dirigeait le département du commerce. Cette élection de l’Algérie est vue aussi par des observateurs comme une compétition qui a souri au plus résilient, au plus méritant et qui a ramené le Maroc à sa véritable place au sein de l’instance africaine, un lilliputien qui veut jouer dans la cour des grands. Le Makhzen a poussé son candidat, dans une confrontation où il n’avait aucun atout après que ses calculs se soient heurtés à la confiance des cinq régions africaines en l’Algérie et à sa réputation, qui a refusé de se soumettre à la logique de l' »intimidation » diplomatique.
On ne freine pas l’Algérie
Le Maroc qui se voyait déjà sur un piédestal et qui croyait que le costume de force agissante, de partenaire crédible et sûr lui allait comme un gant a découvert que le continent qu’il est en train de trahir par ses alliances contre nature, n’allait pas céder à son chantage. La diplomatie du Makhzen qui a tenté de manœuvrer dans la région du Sahel a subi un échec. La diplomatie du Makhzen qui s’est démené pour tenter de saborder le projet du gazoduc TSGP (Nigéria-Niger-Algérie) est en train de subir les contrecoups de son action vile. Incorrigible, la délégation marocaine a tenté de saborder les travaux du groupe d’Afrique du Nord, où Lahcen Haddad et ses comparses ont tenté de perturber l’opération électorale par des pressions indignes sur les fonctionnaires du secrétariat, allant jusqu’à l’utilisation de propos obscènes et de comportements inappropriés envers les délégations participantes, dans une tentative désespérée de faire échouer la candidature de l’Algérie à la présidence du Parlement africain.
Et comme à l’accoutumée, leurs pratiques malsaines ont contraint l’intervention des agents de sécurité pour rétablir l’ordre dans la salle, et pour assurer la sécurité des participants. Cette intervention a rétabli le calme, permettant aux pays de la région de reprendre leurs travaux en toute souveraineté et de finaliser leurs délibérations, qui ont abouti à l’élection des membres de leur bureau et de leurs représentants au comité de suivi des élections, jusqu’à la validation du candidat de l’Algérie à la présidence du Parlement africain. Malgré le recours de la délégation marocaine à ses provocations habituelles, telles que la diffusion de mensonges et la tentative de chantage sur certains responsables, notamment la Secrétaire générale du Parlement, et même la tentative d’acheter des consciences en distribuant des « enveloppes financières » lors de la séance plénière pour influencer le vote, ces manœuvres ont échoué lamentablement face à la volonté de la majorité africaine qui a rejeté la « diplomatie des enveloppes ».
La bataille s’est terminée par un échec cuisant pour le Maroc, qui n’a pu obtenir aucun poste, contre une victoire écrasante de la diplomatie algérienne, qui a une fois de plus confirmé sa supériorité et sa capacité à écraser la « diplomatie des enveloppes » par la logique de la légitimité, de la crédibilité et de la souveraineté africaine. Le Makhzen est en train de découvrir que ses pratiques maffieuses ne peuvent pas durer et que, quel que soit le prix, on ne peut pas acheter les consciences des hommes libres. Il n’a pas hésité à recourir à la désinformation. Il a, dans un premier temps, présenté le candidat Lahcen Haddad à la présidence du Parlement africain comme une étape cruciale traduisant « le poids du Maroc » sur le continent, accompagnée d’un battage médiatique qui dépeignait ce poste comme un enjeu diplomatique majeur et une marque d’influence. Mais après l’élection de l’Algérie, le Makhzen fait volte-face en jugeant que le poste de président du Parlement africain « n’était pas, finalement, important » !
Couronnement d’un travail diplomatique
L’élection de Fateh Boutbig consacre l’aboutissement d’un processus entamé au niveau du groupe géopolitique de l’Afrique du Nord, au sein duquel il s’était déjà imposé lors des primaires organisées mercredi soir, en recueillant 19 voix contre 4 pour ses concurrents. Son élection à la majorité est intervenue dans un contexte de large consensus au sein du Parlement panafricain, où il était le candidat du consensus pour le Groupe Afrique du Nord, reflétant ainsi la confiance dont jouit le Parlement algérien au niveau régional et continental. Cette élection est aussi le couronnement d’un retour en fanfare et réussi de l’Algérie dans les instances africaines après un travail diplomatique titanesque et de longue haleine qui a vu, par exemple, élire Selma Malika Haddadi à la vice-présidence de la Commission de l’UA en févier 2025. Et de plus, elle consacre l’échec de la diplomatie marocaine qui fait la cour aux peuples du continent tout en s’alliant avec leurs ennemis, qui jure sur tous les toits qu’elle est un messager de paix mais qui colonise un territoire, s’allie avec le diable, foule aux pied les droits de l’Homme et qui a poussé son culot jusqu’à envoyer ses soldats pour participer au génocide contre la population de Ghaza. C’est cela le Maroc qui voulait s’offrir la présidence du parlement panafricain.
Slimane B.















































