Les nouvelles pensions et allocations de retraite revalorisées de 5 à 10 % et qui seront touchées à partir de cette première semaine du mois traduisent le dernier engagement présidentiel honoré en date sur le plan social.
Comme chaque année en ce premier mai célébré dans le monde et en Algérie en particulier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est adressé aux travailleuses et aux travailleurs, cette force ouvrière qui fait nourrir des millions de bouches par son labeur et, par là même, contribue à l’édification de l’économie nationale qui se veut émergente à moyen terme. Cette ambition a, plus que jamais, besoin d’être portée par des bras. C’est pourquoi un tel objectif requiert le concours des travailleuses et des travailleurs jaloux d’un pays prospère évoluant dans les standards des pays en développement. Pour ce faire, l’Algérie compte sur celles et ceux grâce auxquels « des avancées majeures » ont été réalisées sur le chemin de l’émergence. Le président de la République a, dans son message rendu public à cette occasion, souligné ainsi que « le cadre institutionnel que nous avons établi fait des travailleuses et des travailleurs le principal levier de l’activité économique, à travers l’investissement dans le capital humain et dans les compétences nationales, qui tracent cette nouvelle voie, supervisant avec engagement et détermination et réalisant avec professionnalisme de grands projets structurants dans plusieurs secteurs vitaux comme l’énergie, les mines, l’eau, l’agriculture, les start-ups et l’entrepreneuriat. »
Le Président a, autrement dit, que l’Algérie d’aujourd’hui s’est tournée résolument vers un avenir prospère qui, se ressourçant de son passé glorieux, s’appuie sur un nouveau paradigme économique dans le cadre d’un État à l’essence et au caractère sociaux préservés. « La voie de la fidélité à l’Algérie, aux sacrifices et aux aspirations de son peuple a imposé, au départ, des priorités dictées par la responsabilité qui nous incombait de redresser la situation générale précaire et difficile qui prévalait (une économie au bord de l’effondrement, un climat social tendu et incertain, une rupture de confiance et un affaiblissement de l’autorité de l’État à tous les niveaux) », souligne le Président à ce sujet.
Cette nouvelle dynamique économique est visible aujourd’hui sur le terrain. Le Président a, en ce sens, énuméré « les réalisations accomplies par nos travailleuses et travailleurs, à l’instar de la ligne ferroviaire minière Ouest, et celles en cours, à l’image du projet de phosphate intégré et du projet de zinc-plomb d’Oued Amizour, de même que le réseau ferroviaire et les stations de dessalement de l’eau de mer réalisées et programmées, constituent le point de départ d’une Algérie forte déterminée à relever le défi grâce à ses cadres et ses travailleurs, qui démontrent à chaque étape leur capacité à relever le niveau des ambitions. »
Des augmentations tous azimuts
Abordant les répercussions de cette politique économique sur le plan social, le Président a rassuré quant à continuer à honorer ses engagements en matière d’amélioration du pouvoir d’achat du citoyen en général et de celui du travailleur en particulier. Pour preuve, « des décisions importantes à caractère social prises depuis 2022, dans le cadre d’une série d’augmentations et de mesures visant à améliorer la situation de larges franges de la société », a-t-il rappelé à juste titre. En effet, on ne compte pas le nombre de fois où les hautes autorités du pays ont pris des mesures pour améliorer les marges des allocations et autres pensions pour plusieurs catégories de la société.
Notamment, les chômeurs, la femme au foyer, les personnes aux besoins spécifiques, les étudiants, les personnels du corps médical et de l’éducation, les retraités, outre la prolongation du congé de maternité, l’augmentation du Salaire national minimum garanti (SNMG) et l’exonération fiscale pour les bas revenus. À ce titre, il faut noter que les nouvelles pensions et allocations de retraite revalorisées de 5 à 10 % et qui seront touchées par les bénéficiaires à partir de cette première semaine du mois traduisent le dernier engagement présidentiel honoré en date sur le plan social.
Le chef de l’État, poursuivant son message, écrit : « En rappelant ces décisions et les autres mesures dont le monde du travail perçoit les effets positifs sur le niveau de vie et qui placent l’Algérie parmi les États assurant la meilleure couverture et protection sociale, je tiens à assurer que l’État continue d’assumer la charge des transferts sociaux et de soutenir les produits de large consommation. » « Ce faisant, ajoute-t-il, le gouvernement est appelé à la vigilance, à la fermeté et à la mobilisation des mécanismes juridiques et réglementaires de lutte contre la spéculation, les fluctuations injustifiées des prix et la rareté provoquée, qui pèsent sur les familles, et ce, afin de préserver le caractère social de l’État. »
L’Algérie se souvient de Aïssat Idir et d’Abdelhak Benhamouda
La célébration de la journée des travailleurs ne passe pas sans rendre hommage à deux monuments et symboles des luttes syndicales nationales et qui étaient, notamment, les leaders de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). À l’occasion, le Président souligne en gras : « En cette Journée internationale des travailleurs, je renouvelle mes salutations et l’expression de ma considération aux travailleuses et aux travailleurs, avec lesquels j’évoque, avec fierté, les luttes et les sacrifices des travailleurs et des syndicalistes, dont les pionniers, à l’image du chahid Aïssat Idir, et ceux qui ont porté l’Algérie à bras le corps et affronté, lors d’une période sanglante, la machine du terrorisme barbare, à l’instar du chahid du devoir national Abdelhak Benhamouda. »
Enfin, le Président, après les avoir félicités, a conclu son message en réaffirmant l’engagement de l’État à protéger « rigoureusement » les droits des travailleuses et des travailleurs et des retraités, et à préserver leur dignité, tout en rappelant l’obligation faite aux responsables, à tous les niveaux, de veiller à la quiétude de la famille algérienne, à même d’assurer à ses filles et à ses fils un environnement propice au développement durable, dans un pays ouvert et productif, qui valorise l’effort et considère le travail comme l’essence même de la citoyenneté. »
Farid Guellil














































