Accueil ACTUALITÉ SAHARA OCCIDENTAL : Un expert onusien réaffirme le droit à l’autodétermination 

SAHARA OCCIDENTAL : Un expert onusien réaffirme le droit à l’autodétermination 

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Un expert des Nations unies a réaffirmé avec force le droit du peuple sahraoui à décider librement de son avenir politique, relançant le débat international sur la question du Sahara occidental. Dans une analyse publiée sur le média espagnol en ligne Noteolvides del Sahara Occidental, le rapporteur spécial de l’ONU sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, Ben Saul, a défendu le principe de l’autodétermination comme un droit fondamental, insistant sur le fait qu’il «ne présuppose pas de résultat». Selon lui, ce principe garantit « le droit intact d’un peuple de choisir librement son avenir politique par le biais d’un référendum libre et équitable », en référence à la situation dans le Sahara occidental, territoire toujours inscrit sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU. Le juriste australien a consacré une large partie de son analyse à la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée en octobre 2025. Il estime que ce texte n’« entérine pas formellement la souveraineté marocaine » sur le territoire et n’impose pas non plus l’autonomie comme solution définitive, dénonçant ainsi les interprétations qu’il juge « biaisées » de certaines parties. Ben Saul a également rappelé que le droit international protège le peuple sahraoui contre toute forme d’imposition d’un résultat politique prédéterminé. « Le peuple sahraoui ne peut être contraint d’accepter une solution imposée par le Maroc ou par toute autre partie », a-t-il souligné. Dans son analyse, l’expert onusien s’appuie également sur la jurisprudence de la Cour internationale de Justice, qui avait déjà reconnu en 1975 le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, ainsi que sur les principes du droit international relatifs à la décolonisation. Il rappelle enfin que l’Union africaine continue de reconnaître la République arabe sahraouie démocratique (RASD) comme État membre, tandis que le Front Polisario est considéré par les Nations unies comme le représentant légitime du peuple sahraoui dans le cadre du processus de décolonisation. Cette prise de position relance ainsi les appels à une solution politique fondée sur un référendum d’autodétermination, considéré par plusieurs acteurs internationaux comme la clé de résolution du conflit au Sahara occidental.

M. S.

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