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RÉPRESSIONS ET VIOLATIONS DES DROITS DE l’HOMME : Le Front Polisario saisit le Conseil de sécurité  

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Le représentant du Front Polisario à l’ONU, le Dr Sidi Mohamed Omar, a adressé  une lettre à la présidence du Conseil de sécurité, assumée ce mois-ci par la Russie, pour tenir le Maroc responsable de ses violations continues des droits de l’homme au Sahara occidental. Dans sa lettre adressée au président du Conseil de sécurité, Vassily A. Nebenzia, Représentant permanent de la Fédération de Russie auprès des Nations unies, le Front Polisario a demandé au Conseil de « condamner le Maroc pour ses violations continues du cessez-le-feu au Sahara occidental et vous tenir responsable de vos actes qui menacent la sécurité et la stabilité dans la région. »
«  C’est avec un grand sentiment d’urgence et une profonde préoccupation que je vous écris, suivant les instructions de mes autorités, pour attirer votre attention et celle des membres du Conseil de sécurité sur la situation alarmante dans les territoires du Sahara occidental sous l’occupation illégale du Maroc où les autorités d’occupation marocaines intensifient leurs actions répressives et terroristes contre les civils sahraouis », a écrit le représentant du Front Polisario .
« Au moment de la rédaction de cette lettre, les forces d’occupation marocaines continuent d’assiéger et de procéder à des arrestations à domicile d’un groupe de militants des droits humains sahraouis appartenant au nouvel organe «Instance sahraouie contre l’occupation marocaine» qui a été récemment créé à Laâyoune, dans le Sahara occidental occupé. Les membres de l’instance sahraouie des droits de l’homme et leurs familles sont également soumis à toutes sortes de violences physiques et psychologiques, principalement pour avoir créé une organisation dont l’objectif est de résister pacifiquement à l’occupation marocaine illégale et de défendre les droits humains fondamentaux du peuple sahraoui. y compris leur droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, » a ajouté Sidi Omar. << Le Front POLISARIO condamne fermement cette nouvelle vague d’actions répressives et terroristes menées par les autorités d’occupation marocaines au Sahara occidental, où les civils sahraouis, en particulier les militants des droits de l’homme, sont constamment soumis à des arrestations arbitraires, des tortures, des détentions procès illégaux, simulés, extrajudiciaires, assassinats et disparitions forcées », lit-on aussi dans la lettre.
<< Le Front POLISARIO demande instamment au Conseil de sécurité de tenir l’État occupant marocain responsable de ces violations continues des droits de l’homme au Sahara occidental occupé, qui sont contraires à la lettre et à l’esprit du plan de paix et représentent une violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu qui exige que l’État d’occupation marocain renonce à tout acte de violence et d’intimidation (S / 21360, par.14)
Il convient de noter que les autorités d’occupation marocaines ont également lancé une campagne de dénigrement frénétique contre les militants sahraouis des  droits de l’homme, et se préparent à prendre des soi-disant «mesures légales» contre les membres de l’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine (ISACOM).
<< L’Organisation des Nations unies ne reconnaît aucune souveraineté de l’État occupant marocain sur les territoires du Sahara occidental qu’il occupe illégalement depuis le 31 octobre 1975. Toute << mesure légale >> ou tout autre type d’action que les autorités d’occupation marocaines doivent prendre contre les militants des droits humains sahraouis sont donc nuls et non avenus car l’État d’occupation marocain n’a aucune juridiction administrative ou légale sur le Sahara  occidental occupé », a déclaré Sidi Omar. La situation décrite aux paragraphes 68 à 69 du rapport du Secrétaire général (S / 2020/938) du 23 septembre 2020 n’est qu’une fraction des graves violations des droits de l’homme perpétrées par les forces d’occupation marocaines au Sahara occidental occupé. Les autorités d’occupation marocaines continuent d’imposer un blocus médiatique strict et un blocus militaire au Sahara occidental occupé, où même les organes des Nations unies, comme le HCDH, continuent de se voir refuser l’accès au territoire, ce qui a provoqué des lacunes importantes dans la surveillance des droits de l’homme au Sahara occidental, comme indiqué dans le rapport du Secrétaire général (S / 2020/938, par. 68).
M. B.

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