Pourparlers de Doha - Kaboul insiste sur une trêve avec les talibans

Pourparlers de Doha : Kaboul insiste sur une trêve avec les talibans

Le gouvernement afghan a insisté, lundi, sur une trêve avec les talibans, destinée à mettre fin à la violence et à établir une paix durable en Afghanistan, au troisième jour des pourparlers à Doha. «La participation de l’équipe de négociateurs du gouvernement d’Afghanistan aux pourparlers de paix vise à obtenir un cessez-le-feu, à mettre fin à la violence et à assurer une paix et une stabilité durables dans le pays», a déclaré le porte-parole présidentiel afghan, Sediq Seddiqi, dans un tweet. À la cérémonie inaugurale des pourparlers samedi en présence du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, le gouvernement afghan a appelé à un cessez-le-feu. Le responsable du processus de paix du côté du gouvernement, Abdullah Abdullah, a ensuite affirmé que les insurgés pourraient accepter un cessez-le-feu en échange d’une nouvelle libération de prisonniers. «Cela pourrait être une de leurs demandes», a-t-il ajouté avant de repartir comme prévu pour Kaboul dimanche soir. «Il devrait d’abord y avoir une réduction significative de la violence, plus un cessez-le-feu humanitaire et enfin un cessez-le-feu global et permanent.» La première réunion «entre les groupes de contact des équipes de négociation a eu lieu dimanche», a tweeté l’équipe de négociation du gouvernement, ajoutant que le «calendrier et le code de conduite» pour les discussions, dont la durée n’a pas été précisée, avaient été abordés. Le porte-parole côté talibans Mohammad Naeem a confirmé le début des discussions techniques. Mike Pompeo a reconnu qu’il fallait «sans aucun doute relever de nombreux défis lors des pourparlers dans les prochains jours, semaines et mois», après avoir exhorté les deux belligérants à «saisir l’occasion» de faire la paix pour les générations futures. Les négociations de paix, lancées dans le cadre de l’accord américano-talibans conclu en février à Doha, s’annoncent longues et difficiles tant les divergences sont profondes entre les deux belligérants. Cet accord a entériné en outre le départ des forces étrangères d’Afghanistan d’ici mi-2021, en échange notamment de ce dialogue inter-afghan.