Fièvre aphteuse

Peste des petits ruminants et la fièvre aphteuse : Une enveloppe de 400 millions DA pour acquérir les vaccins

Le Directeur des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Hachimi Karim Kaddour, a fait savoir que l’État prévoit de débourser une enveloppe de 400 millions de Da pour acquérir les vaccins permettant de parer à la propagation de la peste des petits ruminants qui s’est abattue sur le cheptel ovin
S’exprimant hier lors d’une conférence de presse à l’issue d’une rencontre avec la fédération nationale des éleveurs, le responsable a indiqué que les enquêtes réalisées depuis l’apparition de l’épidémie ont permit de révéler l’existence de deux maladies au milieu du cheptel ovin. Il s’agit, a-t-il précisé, de la peste des petits ruminants et de la fièvre aphteuse. Pour la première maladie, Hachimi a souligné que celle-ci est très répondue en Afrique et touche notamment les pays limitrophes à l’Algérie qui participe activement au programme mondial mis en place pour l’éradication de ce fléau. Se voulant rassurant, le responsable a expliqué que la «situation n’est pas aussi alarmante que ce que l’on puisse croire », d’autant, poursuit-il, qu’après la confirmation de l’existence de foyers de peste des petits ruminants, l’État a prévu une enveloppe de 400 millions de da pour acquérir le vaccin contre cette maladie. Pour ce qui est, d’autre part, du passage de la fièvre aphteuse chez les ovins, il a souligné que ses instances ont suspecté l’existence de foyers au niveau de quelques wilayas notamment à Djelfa, Tebessa, et El Bayadh. Pour confirmer le diagnostic, toutefois, Hachimi a souligné que des échantillons ont été envoyés vers des laboratoires internationaux comme cela a été fait lors du dernier épisode de fièvre aphteuse chez l’élevage bovin. Le but, a-t-il poursuivi, est de confirmer si c’est bien la même maladie qui touche le cheptel ovin et si c’est un nouveau virus ou il s’agit du même que chez les bovins. En fonction des résultats, la commande nécessaire du vaccin sera faite, a-t-il ajouté. Il convient de rappeler, par ailleurs, qu’une série de mesure a été prise par le ministère de l’Agriculture afin de parer à la contamination au niveau national. Les marchés hebdomadaires à bestiaux ont été fermés pour une durée d’un mois, alors que la circulation et les regroupements du cheptel ont été interdits, sans certificat sanitaire délivrée par les services véterinaires.
Ania Nait Chalal