Production nationale

Encadrement des importations : Une nouvelle taxe pour préserver la production nationale

Dans le cadre des mesures de l’encadrement du commerce extérieur, visant à faire réduire la facture des importations,  les marchandises à la consommation seront touchées par un droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS). C’est ce qui a été affirmé, hier, par Khaled Bouchlaghem, directeur général du commerce extérieur au niveau du ministère du Commerce. Intervenant sur la Chaîne privée Ennahar TV, le responsable a précisé que le régime des licences d’importation a été entaché de quelques «brèches», ce qui a poussé le gouvernement à adopter de nouvelles taxes permettant de préserver la production nationale. «Ce mécanisme permet aux produits étrangers d’accéder au marché algérien tout en protégeant la production locale», a estimé Bouchlaghem. Tout en faisant savoir qu’une commission au niveau du Premier ministère est en train de finaliser la liste définitive des produits interdits à l’importation. Le responsable a fait part de l’inclusion de certains produits agricoles et alimentaires considérés comme des produits concurrents pour les produits locaux et pouvant être produits localement tels que les biscuits.
Tout en rappelant que l’instauration de nouvelles mesures régissant le commerce extérieur, particulièrement, la restriction des importations, est intervenue après que la facture des importations avait atteint les 60 milliards de dollars, le directeur général du commerce extérieur au sein du département de Saïd Djellab, a affirmé que «cette liste sera bientôt révisée».
«De nouveaux produits seront prochainement inclus dans la liste des marchandises interdites à l’importation», a-t-il déclaré à cet effet.
Selon ce responsable, la liste des produits prohibés à l’importation est de 877 marchandises. «L’interdiction d’importation a été levée sur 50 produits considérés comme des matières premières entrant dans la fabrication de certains produits», a-t-il rappelé.
Pour sa révision, le même responsable a précisé que «la commission interministérielle regroupant les départements du Commerce, de l’Agriculture et de l’Industrie, s’est réunie plusieurs fois avec les opérateurs économiques pour prendre leurs avis ». «Il y a plusieurs produits que nous importons et dont nous ne pouvons pas s’en passer», a-t-il précisé en indiquant que, «les principaux produits importés sont les matières premières entrant dans la fabrication de certains produits et nécessaires pour l’Économie nationale, tels que, la poudre de lait, le sucre, le soja…etc.».
Sur un autre sillage, Bouchlaghem a reconnu que malgré l’interdiction des importations, plusieurs produits se retrouvent dans les étals des magasins et qui sont importés par les opérateurs avec leurs propres devises et de manière illégale ou communément connue sous l’appellation du «Cabas».
Il a reconnu que, les services du ministère du Commerce n’arrivent pas à lutter contre ce phénomène, mais, ils travaillent, en coordination avec les Douanes algériennes, pour faire face à ce phénomène et inciter les opérateurs à se conformer à la loi en vigueur.
Pour rappel, le DAPS a été institué dans la loi de finances 2018 dans le but de remplacer la liste de plus de 850 produits interdits à l’importation instaurée par le Gouvernement depuis le début de l’année en cours, pour réduire la facture des importations et encourager la production nationale.
Lamia Boufassa