Sabri Boukadoum

PALESTINE : L’Algérie pour un plan d’action arabe

Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a mis l’accent, au Caire, sur la nécessité de mettre en place un plan d’action arabe face aux dérives qui entravent le processus de règlement de la cause palestinienne et de faire pression sur l’administration américaine et Israël pour la reprise des négociations.
Dans son intervention, lors d’une réunion de la session extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel consacrée à l’examen des derniers développements de la question palestinienne, le chef de la diplomatie algérienne a mis l’accent sur l’impératif d’ »engager une réflexion autour d’un plan d’action arabe » face aux dérives qui entravent les efforts consentis pour le règlement de la question palestinienne.
La conjoncture exige « de faire appel aux forces vives de la communauté internationale pour qu’elles assument leurs responsabilités historiques et faire pression sur l’administration américaine et Israël pour la reprise du processus des négociations, notamment en ce qui concerne la solution à deux États, conformément aux références internationales, aux résolutions de la légalité internationale et à l’initiative arabe de paix ».
L’étape décisive que traverse la question palestinienne exige « l’unification des rangs palestiniens en particulier et les arabes en général, pour faire avorter les tentatives visant à liquider la question », a rappelé le ministre, réitérant la position « constante et permanente » de l’Algérie en faveur du peuple palestinien pour le recouvrement de tous ses droits nationaux légitimes et l’établissement de son État indépendant sur les frontières de juin 1967, un État « pleinement souverain avec Al Qods comme capitale ».
Dans ce cadre, Boukadoum a indiqué que les changements internationaux survenus ces dernières années, à l’instar de l’instabilité de la région arabe et du changement de la politique américaine à l’égard du conflit arabo-israélien qui a donné « le feu vert à la machine de guerre israélienne pour faire ravage et poursuivre sa politique hostile sous les regards de la communauté internationale, défiant la légalité internationale », constituent des données qui ont « amplifié les souffrances des palestiniens et anéanti les espoirs d’un règlement d’où nous étions proches, sur la base d’une solution à deux États approuvée par toutes les parties ».
Le ministre a évoqué, dans ce sens, d’autres facteurs ayant eu des répercussions sur la question palestinienne, notamment que connaissent certains pays arabes et les défis multidimensionnelles rencontrés par la Nation arabe ne cessant de « s’intensifier », notamment en Libye du fait des derniers développements. « L’Algérie n’a eu de cesse de mettre en garde contre leurs conséquences graves sur la sécurité et la stabilité, d’appeler au respect du principe de non ingérence dans les affaires internes et de prôner le dialogue afin de parvenir à une solution politique consensuelle devant préserver la souveraineté de la Libye, son indépendance et l’unité de son peuple », a-t-il ajouté.
« La cause palestinienne, aussi importante et centrale soit-elle, occupe désormais une place qui est loin d’être à la hauteur des sacrifices et des souffrances du peuple palestinien frère et de sa grande volonté à édifier son état indépendant, avec Al-Qods pour capitale », a poursuivi le ministre.
M. B.