Rentrée scolaire

Oran : Une rentrée scolaire sous haute surveillance

Les équipes de la santé scolaire relevant de la direction de la santé et de la population de la wilaya d’Oran, seront présentes dans tous les établissements scolaires, pour veiller au respect des mesures de prévention contre le Covid-19, a assuré samedi le DSP, Boudaa Abdenaceur.

«Nous serons présents dans tous les établissements scolaires des trois paliers pour veiller au respect des protocoles sanitaires pour la prévention contre Covid-19 et l’intervention pour la prise en charge d’éventuels cas», a affirmé M. Boudaa lors d’une conférence de presse organisée samedi au niveau du siège de sa direction. Les équipes de la santé scolaire existantes seront renforcées par des médecins et des paramédicaux, pour couvrir tous les établissements scolaires de la wilaya, a-t-il fait savoir, soulignant il s’agissait d’»un véritable défi».
«Les élèves scolarisés représentent entre 20 et 25 % de la population et le respect du protocole sanitaire de prévention des écoles signifie la préservation d’un quart de la population», a-t-il ajouté. A rappeler que la rentrée scolaire est fixée au 21 octobre pour le cycle primaire, et au 04 novembre prochain pour les cycles moyen et secondaire Le ministère de l’Education nationale a défini un protocole de prévention au niveau des écoles, impliquant essentiellement la distanciation entre les élèves en instaurant une répartition des cours d’un jour sur deux. Le DSP d’Oran a insisté sur le rôle des parents dans ce nouveau défi, qu’est la rentrée scolaire, qui doivent veiller à ce que leurs enfants intègrent les nouvelles règles dans leur comportement, à l’intérieur des établissements scolaires et dehors. Il a affirmé à cet égard que l’organisation adoptée au niveau des mosquées a donné de «très bons résultats», faisant remarquer qu’aucun cas de contamination au niveau des mosquées n’a été enregistrés jusqu’à présent. «Nous sommes toujours en épidémie et la vigilance est toujours de mise», a rappelé M. Boudaa, soulignant à cet effet que l’accalmie enregistrée au mois de septembre a donné une «fausse sécurité» à la population oranaise, chez qui un relâchement a été constaté. Un relâchement qui s’est d’ailleurs traduit par une recrudescence des cas enregistrés à Oran à partir du 15 octobre, alors que le nombre de cas ne dépassait pas les 20 par jour au cours du mois de septembre. La courbe commence à grimper de manière inquiétante à partir de la mi-octobre (47 cas le 16 octobre et 36 le 17). Même si les cas de réanimation restent bas de même que les décès, le DSP d’Oran a appelé la population à faire preuve de vigilance, car tous les scénarios sont envisageables, notamment avec l’approche de la saison hivernale. «Les scientifiques ne savent pas encore comment va évoluer le virus dans de basses températures», a-t-il souligné, ajoutant qu’une deuxième vague de la pandémie n’est pas à écarter.