Nouvelle ville de Draâ Errich à Annaba : le pôle prend forme

Le nouveau pôle de Draa El Rich, actuellement en chantier pour devenir une ville où il fera bon vivre, est l’un des plus important projet que la population attend avec impatience. Distant du chef lieu de wilaya de 30 kilomètres, le nouveau pôle, situé dans la commune de Oued El Aneb, se trouve dans un «coin» féerique, de par la diversité de la verdure qui décore naturellement les lieux. La nouvelle ville commence à prendre forme. Entre la modernisation de cette zone entamée par une dizaine de sociétés caractérisées par des engins vrombissants et le mont de Metessaa, se dessine, cette ville de 50 000 logements. Elle prend forme, malgré les problèmes, tout autant qu’un grand nombre d’équipements socioéconomiques. Sur cette vision « futuriste » où chaque jour apporte son lot de nouveaux bâtiments en érection, il règne une tranquillité très éloignée des trépidations qu’on avait connues sur d’autres sites. A l’image de celui de Kalitoussa où 7 200 logements publics locatifs attendent depuis des mois d’être attribués à leurs bénéficiaires. Dans cette localité de Draâ Erich située en bordure de route avec sa mosquée et ses établissements scolaires, les habitants sont divisés entre satisfaits et insatisfaits, réguliers et évincés face surtout à la loi qu’imposent depuis le lancement de cet immense chantier, certains transporteurs.
De « Mintka Mouharara » par le statut qui lui avait attribué par les terroristes durant la décennie noire entraînant dans leur folie meurtrière des jeunes chômeurs jouant le rôle d’agents de renseignements et de logistique, cette localité a pris des couleurs. Au rythme du lancement des travaux, des centaines de postes de travail y ont été créés. Au pied de ce mont de Metassaa, Draâ Erich ouvre sur un univers complètement différent de celui de Oued El Aneb la commune mère.
L’ordre (une brigade de gendarmerie y est en permanence), le calme (aucun tintamarre en dehors du haut-parleur de la mosquée à l’heure de l’adhan), la propreté n’est, malheureusement, pas le signe distinctif de cette zone rurale appelée à être urbanisée. Là haut, dans les nombreux chantiers où s’activent cadres et main-d’œuvre algériens et étrangers, la sécurité est nettement perceptible. à ce niveau ça râle ferme contre la rareté des moyens de transport et contre la spéculation sur les prix pratiqués par les transporteurs. « Ici, rien ne va pour nous autres transporteurs. Et les clients aussi se plaignent » affirme un conducteur de bus à l’état de ferraille. Son véhicule brinquebalant aurait mérité une place au cimetière des voitures du côté de la ferraille à Medjez Erassoul sur la route d’Aïn Berda.
Appuyés par les chauffeurs de taxi qui sont accourus dès l’annonce de la présence d’un journaliste sur les lieux, les transporteurs de taxis en commun, fustigent le traitement préférentiel qui serait accordé à certains qu’on ne désigne pas nommément.
« Il y a deux poids deux mesures. Certains faux transporteurs ont juste réglé les papiers qu’il faut pour venir nous ôter le pain de la bouche » a précisé un d’entre eux. Il n’y a pas que le transport qui fait grincer les dents des intervenants dans la réalisation de la ville nouvelle de Draâ Erich. Tous attirent l’attention sur la cherté des repas et du prix de la location du logement à Draâ Eriche et Oued El Anab. « Je peux rentrer chez moi en attendant ; mais il y a les délais de réalisation impartis sur le marché. Je suis donc contraint d’élire domicile sur le site de travail même.
Vous voyez donc que la gare n’arrange que ceux qui la gèrent ou ceux qu’ils ont recrutés », ajoute notre interlocuteur qui affirme que la coupe est pleine avec le maigre salaire qu’il perçoit mensuellement au titre de maçon qualifié. Tous les chefs d’entreprise insistent toutefois sur la nécessité de faire appel pour le recrutement à des gens sans qualification et n’ayant aucune expérience des activités du bâtiment. Comble de l’ironie, malgré les alléchants salaires prévus, les travailleurs chevronnés du bâtiment ne se bousculent pas au portillon des entreprises de réalisation.
D’où cette tendance des uns et des autres à faire appel à la main-d’œuvre subsaharienne qui hante les murs de Annaba à la recherche de quoi subsister. Et quand on sait que la réalisation de 26 000 logements tous segments confondus
(10 000 OPGI, 10 000 AADL et 6 000 GREPCO) ont été lancés depuis le mois de février 2014 et que les subsahariens devront obligatoirement retourner dans leur pays sous peu, il y a de quoi s’interroger sur la viabilité des entreprises en chantier.
Khadidja B.

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