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LES PRISONNIERS SAHRAOUIS EN GRÈVE DE LA FAIM DE 48 HEURES« Nous sommes tous Naâma Asfari »

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Les détenus politiques sahraouis appartenant au groupe Gdeïm Izik, incarcérés dans différentes prisons marocaines, entameront à partir d’aujourd’hui une grève de la faim d’avertissement de 48 heures, en signe de solidarité avec leur codétenu Naâma Asfari, qui poursuit une grève de la faim illimitée depuis le 8 juin à la prison centrale de Kénitra.
C’est ce qu’a annoncé la Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines, citant des informations recueillies auprès des familles des détenus. Selon l’organisation, cette action constitue la deuxième étape d’un mouvement de protestation destiné à soutenir Naâma Asfari, lequel dénonce ses conditions de détention ainsi que les violations dont seraient victimes les prisonniers politiques sahraouis dans les établissements pénitentiaires marocains. D’après les témoignages transmis par les familles à la Ligue, les détenus ont décidé de recourir à cette grève de la faim afin d’exprimer leur « solidarité totale » avec leur compagnon de détention. Ils réclament à l’administration pénitentiaire marocaine, ainsi qu’aux autorités marocaines, de répondre sans délai aux revendications qu’ils qualifient de légitimes. Parmi celles-ci figurent la libération immédiate de Naâma Asfari et de l’ensemble des membres du groupe Gdeïm Izik, ainsi qu’une indemnisation pour les préjudices matériels et moraux qu’ils estiment avoir subis à la suite de leur détention, qu’ils qualifient d’arbitraire. Les familles ont également indiqué que les prisonniers envisagent de poursuivre leur mobilisation par des actions de protestation plus importantes si leurs revendications continuent d’être ignorées. Elles affirment que les détenus restent déterminés à défendre leurs droits fondamentaux, malgré ce qu’elles décrivent comme le refus persistant des autorités marocaines de répondre à leurs demandes. Les prisonniers fondent notamment leur démarche sur l’avis rendu en mars 2023 par le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, qui avait appelé à mettre un terme à leur détention. Ils invoquent également les recommandations du Comité des Nations unies contre la torture, réaffirmant leur droit à des conditions de détention conformes aux normes internationales et dénonçant ce qu’ils considèrent comme des traitements inhumains dans les prisons marocaines. De son côté, la Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines se dit profondément préoccupée par les violations répétées des droits fondamentaux dont seraient victimes les détenus sahraouis. Elle condamne ce qu’elle qualifie de silence de la communauté internationale face à des pratiques qu’elle estime contraires aux conventions et traités internationaux relatifs aux droits de l’Homme. L’organisation appelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités juridiques et morales en intervenant pour mettre fin à ces violations et en exerçant les pressions nécessaires sur les autorités marocaines afin qu’elles cessent les mesures de répression visant les prisonniers sahraouis et répondent à leurs revendications en matière de liberté et de dignité. La Ligue lance également un appel aux organisations de défense des droits de l’Homme, aux ONG et aux acteurs de la société civile afin qu’ils se mobilisent pour dénoncer ces pratiques, faire la lumière sur les conditions de détention dans les prisons marocaines et demander à l’occupant marocain de se conformer aux décisions des Nations unies ainsi qu’à ses engagements internationaux. Enfin, l’organisation exhorte l’opinion publique nationale et internationale à exprimer sa solidarité avec les prisonniers sahraouis en grève de la faim et à soutenir leur revendication en faveur de la liberté, de la dignité et du respect de leurs droits fondamentaux.
M. Seghilani

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