NABIL YAHIAOUI

NABIL YAHIAOUI, PORTE-PAROLE DE TAJ, FAIT DES RÉVÉLATIONS SUR LA CONFÉRENCE DE CONSENSUS VERSION GHOUL : «C’est une initiative parrainée par le président Bouteflika»

En conférence de presse mardi, le président de TAJ (Tadjamoue Amal Jazaïr), Amar Ghoul, a annoncé l’organisation prochaine d’une conférence de consensus national qui demeure au stade de proposition. Un intitulé, toutefois, qui sonne «un air de déjà vu» sachant qu’une foultitude d’autres initiatives, plus ou moins du même top, ont été déployées sur la scène politique. La dernière en date porte le sceau du MSP alors que la plus lointaine est le propre du FFS. Les deux ont fait peu de cas pour ne pas aller jusqu’à parler d’échec. S’attendra-t-on au même sort, connu à ces deux projets, pour l’initiative du parti qui s’attèle à l’organisation de son premier congrès ?
Pour Nabil Yahiaoui, cadre et porte-parole de TAJ, cette nouvelle initiative se distingue des précédentes. Il en veut pour preuve, le fait d’abord qu’«elle émane de l’État», qu’elle est suggérée à toutes les forces vives du pays-toutes parties confondues-, mais surtout parce qu’elle est mise «sous le parrainage et le pilotage du président de la République».
Ce n’est pas tant la forme qui incite à des interrogations puisqu’elle propose un rassemblement qui fait office d’un espace de débat et de propositions ouvert à tous sans exclusive. En d’autres termes, l’initiative de Ghoul émane du parti et se veut un point de chute à tous les partis politiques de différentes obédiences, la société civile à travers ses diverses organisations, ainsi que de personnalités nationales.
Dans le fond aussi, l’objectif assigné à cette initiative ne diffère pas forcement des autres. Une fois les discussions ont eu lieu, les participants déboucheront sur des solutions consensuelles autour des questions d’importance nationale, à l’image des dossiers sécuritaires et du développement socio-économique. C’est-à-dire, rechercher d’abord ce sur quoi s’entendent toutes les parties citées, ensuite aller sur les points de divergences où il conviendrait d’aplanir les différends et dégager des résolutions qui arrangeraient plus ou moins toutes les parties.
Ce qui appelle à des interrogations par contre, c’est le fait de déclarer cette initiative comme étant celle de «l’État» et le fait qu’elle soit «mise sous le parrainage du président de la République», comme expliqué hier par Nabil Yahiaoui. «De naissance, le TAJ était un parti rassembleur basé sur le consensus. Taj assume une responsabilité nationale. Aujourd’hui, nous appelons tout le monde à un consensus national. Il est temps pour les Algériens de se rassembler. C’est une conviction pour notre parti. Cette proposition voudrait qu’elle soit parrainée et pilotée par le président de la République. Elle diffère des autres parce qu’il s’agit d’une initiative de l’État. Pourquoi, parce qu’elle aura à se pencher sur les grands défis qui attendent l’Algérie et les intérêts communs de tous les Algériens», a donné comme argument le cadre politique de TAJ au sujet d’une initiative intervenue à la veille de l’organisation du congrès du parti, prévu les 13, 14 et 15 décembre prochains.
Farid Guellil