Moussa Touati soutien la dissolution des assemblées élues et évoque une période de transition : La fin de non recevoir du FLN et de son chef

Au moment même où le SG du FLN, Djamel Ould Abbès, exclut, en pleine conférence de presse hier à Alger, toute intention de dissoudre l’APN qui serait envisagée en haut lieu, le président du FNA, Moussa Touati, se trouvant hier à Laghouat, appelle à la dissolution de cette même Assemblée et toutes les autres instances élues. Pris visiblement par la ferveur des lectures politico-médiatiques qui anticipent sur une option prévue par l’article 147 de la Constitution, alors que la décision revient au président de la République, lui seul est habilité à le faire, Moussa Touati soutient un recours au-delà même de dissoudre l’APN, les APW et les APC, mais surtout à organiser une période de transition. C’est-à-dire, prononcer la dissolution avant la fin de mandat de «toutes les assemblées populaires élues» et d’aller en conséquence vers «une période de transition» pour mettre fin aux «dépassements et erreurs», a-t-il soutenu comme initiative motivée par des raisons autres que politiques. Et pourquoi donc un tel appel à l’origine d’une polémique qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours, des suites du gel des activités de l’APN décidé après le bras de fer ayant opposé Saïd Bouhadja, président de l’APN, et les députés de la majorité parlementaire ? «Le passage à une période de transition permettra d’organiser l’État et d’économiser l’argent public», explique l’ex-candidat à la présidentielle de 2014. En d’autres termes, il s’agit plus du souci économique qu’autre chose, laisse entendre le chef du Front national algérien, qui appelle à réorienter les budgets destinés au processus électoral et au développement infrastructurel et social.
Or, à en croire le chef du FNA, et telles qu’elles se présentent aujourd’hui, les assemblées élues ne disposent pas de prérogatives nécessaires où le citoyen pourrait exercer pleinement sa souveraineté en termes des droits et devoirs.
Farid G.