Les indemnités journalières ont coûté à la CNAS plus de 16,8 milliards de DA : Les arrêts de maladies abusifs dans le collimateur de Zemali

Le coût d’indemnités des arrêts de maladies progresse plus que les autres dépenses des assurances de maladie, qui sont mieux maitrisés par la CNAS. « Rien qu’en 2017, cette caisse, a déboursé plus de 16.8 milliards de Da d’indemnités aux profits de pas moins de 14 390 000 assurées ». C’est ce que souligné le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale Mourad Zemali, lors de son allocution inaugurale dédiée à l’occasion d’ouverture de la « 1 ère rencontre CNAS –Médecins prescripteurs », qui s’est tenue hier à Alger, au Centre familial de Ben Aknoun. En plus clair, il souligne que le langage des chiffres atteste que l’utilisation de ce droits fondamental consacré et garanti par la loi, est marqué de plus en plus par des abus manifestes». En effet, présidant cet événement premier du genre dans le pays, qui s’inscrit dans le but de permettre à la CNAS de réguler ses dépenses, tout en prenant en charge l’assuré social de façon optimale et au meilleur coût, le ministre Zemali, a tenu à souligner que « le remboursement des congés de maladies, a dépassé en 2017 les 14 390 000 indemnités journalières. Cela avant de révéler que le remboursement de ces arrêts de maladies a coûté à la CNAS, une enveloppe de plus de 16.8 milliards de Da ». à ce propos, il souligne que « Ce chiffre révélateur, vient conforter l’assertion portant que le mauvais usage de ce droit, est marqué de plus en plus par des abus manifestes ». Selon les détails avancés par le ministre Zemali, cette situation est devenue préoccupante au moins pour le département qu’il dirige. Car, le dossier des remboursements des arrêts de maladies n’est pas seulement perçu comme « le nœud gordien » du secteur du travail, mais, c’est l’un des dossiers qui figure en bonne place. Car, le gouvernement cherche à rationaliser ces dépenses qui coûtent cher à la caisse de l’etat, et entend mettre en place une vision rapprochée et plus adaptée pour lutter contre les absences excessives au travail. Sur ce, le ministre souligne que « la CNAS couvre à ce jour plus de 39 millions de citoyens, et permet grâce à l’aide de l’état de couvrir plus de 3,2 millions de citoyens de bénéficier des du système relatif à la couverture des retraites ». Face à cette situation, le gouvernement a d’ores et déjà mis en place une stratégie de lutte qui s’appuie sur d’autres secteurs, tel le secteur de la santé, ainsi, que les partenaires avec la CNAS. à cet effet, le ministre a appelé les médecins de conseils relevant des services de la CNAS, et les médecins relevant des établissements publics et privés ainsi que les étudiants en médecine, à collaborer avec le département qu’il dirige pour améliorer et développer la qualité de services fournis au patient tout en pensant à trouver en même temps les meilleures solutions pour rationaliser les dépenses. Par ailleurs, Zemali a souligné que l’année 2018 vient de marquer une expansion extraordinaire rapide des services et du nombre des pharmacies conventionnées avec la CNAS. S’appuyant sur le langage des chiffres, il révèle que les services relevant du département qu’il dirige ont conclu « pas moins de 11241 contrats de travail avec des pharmacies afin d’améliorer l’accès aux remboursements des médicaments pour toucher les couches sociales à revenu faible, notamment les handicapés et les retraités ». « Un taux satisfaisant », dit-il, avant de rappeler que le nombre des pharmaciens conventionnés avec la CNAS, était limité à seulement 7 durant l’année 1999 ». Enfin, il convient de noter que cet événement baptisé sous le thème phare, « agissons en parfaite synergie pour un partenariat durable », a été marqué par la présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Tahar Hadjar et du SG du ministre de la Santé Said Harbane. Cette manifestation a été marquée par la participation de plus de 200 médecins prescripteurs du secteur privé et public, généralistes et spécialistes.
Mohamed Amrouni