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LES AGENTS DE CONTRÔLE DE LA QUALITÉ ET DE RÉPRESSION DE LA FRAUDE À PIED D’ŒUVRE : Contrôle intensif des boutiques du prêt-à-porter

Les agents de contrôle de la qualité et de répression de la fraude relevant de la direction du commerce de la wilaya d’Alger ont intensifié les opérations de contrôle des marchés et boutiques du prêt-à-porter qui connaissent une grande affluence des familles notamment en ces derniers jours du Ramadhan.

Selon Dahar El Ayachi, représentant de la direction, « les agents de contrôle de la qualité et de répression de la fraude relevant de la direction du commerce d’Alger ont intensifié le contrôle des marchés de vêtements, de chaussures et de jeux, en prévision de l’Aïd El Fitr, ainsi que ceux des produits alimentaires de large consommation notamment ceux entrant dans la fabrication des gâteaux, a déclaré M. El Ayachi. Il a indiqué que « le rush » des familles sur ces boutiques, notamment en cette troisième semaine de Ramadhan, avait incité les agents à ne ménager aucun effort, en vue de s’assurer du respect par les commerçants de la règlementation en vigueur. Lors des opérations de contrôle, les agents vérifient l’étiquetage sur les marchandises exposées à la vente pour lutter contre les produits contrefaits et s’assurent de l’affichage des prix des produits mis à la vente. Ils veillent également au contrôle de la facturation des marchandises exposées à la vente dans les différents magasins, marchés et surfaces commerciales au niveau d’Alger, pour lutter contre l’évasion fiscale et toute forme d’escroquerie de la part de l’opérateur économique, en soulignant que le marché des jouets fait l’objet également d’un contrôle intensif, non seulement des pratiques commerciales (absence de factures), mais aussi de la qualité des jouets qui sont destinés à une tranche d’âge vulnérable et sensible.
I.M. Amine

Hausse de 40% des prix à quelques jours de l’aïd : La cherté des vêtements pour enfants dénoncée

Les préparatifs pour la célébration de l’Aid el Fitr s’annoncent difficiles cette année en raison, notamment, de l’augmentation vertigineuse des prix de vêtements pour enfants. Selon la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), une hausse de pas moins de 40% a été enregistrée dans les différents magasins, ce qui pousse certaines familles à se rabattre sur les friperies et les vêtements de bon marché. Après un Ramadhan marqué par une mercuriale des plus folles, la bourse des ménages est de nouveau confrontée à une rude épreuve. À quelques jours de la célébration de l’Aïd el fitr, les familles à modeste ou à moyen revenus ne savent plus sur quel pied danser face à la cherté qui caractérise les différents produits sur le marché. En plus d’un revenu de base dérisoire, l’érosion du pouvoir d’achat, et la dévaluation du dinar, les choses se corsent d’avantage pour ces familles qui sont contraintes de se rabattre sur les magasins de fripes (vêtements usés importés), ou de bon marché, exposés sur les trottoirs, pour satisfaire leurs enfants le jour de l’Aïd. C’est en tout cas ce qu’a révélé la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) dans un document envoyé hier à notre rédaction. L’ONG qui fait état de l’augmentation des prix de vêtements pour enfants de 30% à 40%, a indiqué que les prix affichés par les magasins de différentes wilayas du pays étaient supérieurs à 3000 DA l’article. À Alger, comme à Blida, Tébessa, Jijel, Constantine, Annaba, Chlef, ou Khenchla le constat est le même, a souligné la LADDH qui affirme qu’un seul article pour un enfant de 5 ans peut atteindre les 10 000 DA. Cette situation a poussé l’ONG à tirer la sonnette d’alarme et à solliciter les autorités afin d’apporter leur aide aux familles nécessiteuses pour qu’elles puissent profiter de la joie de l’Aïd, et d’éviter que ces dernières n’aient recours à l’achat de vêtements d’occasion. En plus de rappeler de l’interdiction de leur importation, depuis 7 années, la Laddh prévient contre les risques de maladies que ces vêtements déjà utilisés puissent contenir. En outre, L’ONG appelle le gouvernement à renforcer le contrôle sur les prix exagérément gonflés que ce soit des produits alimentaires ou des vêtements. Évoquant, par ailleurs, la provenance des habilles et des chaussures importés en Algérie, la même source souligne que 80% de la marchandise provient de chine, de Turquie et de certains pays européens. Certains de ces produits, a-t-elle dénoncé, sont contrefaits et de mauvaise qualité mais sont tout de même introduits en Algérie en raison de l’inconscience des importateurs et l’absence de contrôle rigoureux. S’agissant de la production nationale dans ce domaine, l’ONG souligne que celle-ci reste très faible. Pour ce qui est des prix appliqués sur ces différents produits importés, la LADDH a également pointé du doigt les importateurs qui monopolisent, selon elle, le marché et qui contrôlent les prix selon la règle de l’offre et de la demande, soulignant que le rôle des détaillants est limité à la livraison au consommateur. Du prix des produits importés et ceux de fabrication locale, l’ONG fait état d’une différence de 50%, c’est-à-dire que le produit national est moins cher de 50% par rapport à celui fabriqué à l’étranger. La baisse des prix des vêtements fabriqués en Algérie, est due, a-t-elle expliqué, à la mauvaise qualité et le faible pourcentage de coton utilisé dans leur fabrication, qui ne dépasserait pas les 40% contrairement au Polyester, qui est largement utilisé. Ania Nait Chalal