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LE PR. MEHYAOUI DU COMITÉ SCIENTIFIQUE, EN A FAIT L’ANNONCE : Des masques disponibles à 40 DA ?

Inquiet du nombre de cas dépistés tous les jours ; représentant la gravité de la situation sanitaire actuelle, le Professeur Ryad Mehyaoui, membre du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus, a appelé au respect des mesures de prévention contre le virus afin d’éviter le « pire scenario ». Dans le même sens, il insiste sur l’obligation du port des masques qui seront disponibles au grand public, selon lui, « à un prix qui ne dépassent pas 40 DA ». Invité hier à la Radio algérienne chaîne 3, le Pr Mehyaoui a indiqué que le non-respect des mesures de prévention contre la pandémie du Covid-19 fait craindre le pire au comité scientifique. «On a peur», avoue-t-il, «Ce qui inquiète, c’est ce nombre de cas dépisté tous les jours et qui ne veut pas décrocher», déclare-t-il. «On ne sait pas ce qui va se passer, on a peur des chiffres qui augmentent, il faut protéger le citoyens et sa santé, c’est pour cela que le port du masque est un élément salvateur», a-t-il affirmé. À ce titre le membre du comité scientifique a cité l’exemple de la ville de Léna en Allemagne qui a éradiqué, en avril dernier, l’épidémie grâce au port du masque, en assurant que «si tout le monde adhère à cette politique, on va s’en sortir». Il indique, à ce propos, que le masque grand public sera disponible en quantité suffisante et son prix sera «plafonné à 40 DA». Interrogé sur le déconfinement, l’invité de la Chaine 3 a répondu qu’il est prématuré d’en parler. D’après lui, «on doit être vigilant, conscient, solidaire et surtout respecter les mesures de prévention». Pour envisager le déconfinement, ajoute-t-il, il faut, préalablement, «arriver à faire porter le masque à toute la population, avoir les capacités de dépistage, pouvoir renouveler rapidement les stocks de moyens de prévention et atténuer la pression sur le personnel de santé».
Par ailleurs, le professeur n’a pas affirmé une possibilité de prolonger la période du confinement sanitaire après le 31 mai. « On réfléchit à toute les éventualités, et c’est le langage des chiffres, c’est l’évolution de la situation qui décide la prochaine étape » dit-il, « si on voit que les chiffre sont en augmentation et que les hôpitaux commencent à être saturés, alors qu’ils ne le sont pas actuellement », souligne-t-il au passage, « obligatoirement le gouvernement doit prendre des mesures pour protéger les citoyens ». Également, ce n’est pas le moment de parler sur une prolongation du confinement car on ne connait pas l’évolution de la pandémie, ni d’une seconde vague. À ce sujet, il dira que parler d’une éventuelle deuxième vague de contamination, n’est que théorique, et cela dans tous les pays du monde. « Le plus important c’est qu’on soit près dès que les chiffres commence à baisser à dépister et stocker les masques pour se préparer à n’importe quelle situation».
Concernant la dernière décision du Gouvernement de décréter les mesures supplémentaires de lutte contre la propagation du coronavirus durant les jours de l’Aïd el-Fitr, Ryad Mehyaoui l’a qualifiée de décision « très favorable obligatoire et nécessaire », pour endiguer la propagation et afin de ne pas laisser les choses dépasser, surtout après le relâchement observé pendant le Ramadhan et après l’ouverture de certaines activités commerciales.
Sarah Oubraham