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LE GROUPE ARABE À L’ONU L’A PLAIDÉ : « Prendre des décisions fermes contre l’occupation sioniste »

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La délégation arabe auprès des Nations unies a appelé, jeudi soir, la communauté internationale à prendre des décisions fermes et immédiates face à la poursuite des violations commises par l’occupation sioniste dans les territoires palestiniens occupés, dénonçant une politique de colonisation et de déplacement forcé qui menace davantage les perspectives de paix dans la région.
Lors d’une conférence de presse, tenue au siège du Conseil de sécurité à New York, le représentant permanent de l’Arabie saoudite auprès de l’ONU, Abdelaziz El-Wasel, s’exprimant au nom du Groupe arabe, a réaffirmé le rejet catégorique de toutes les mesures visant à modifier le statut juridique, historique et démographique des territoires palestiniens occupés depuis 1967, y compris Al-Qods-Est. Dans son intervention, le diplomate saoudien a accusé Israël de poursuivre l’expansion de la colonisation et de porter atteinte aux droits fondamentaux du peuple palestinien. Le Groupe arabe a dénoncé les politiques israéliennes visant à imposer de nouveaux faits accomplis sur le terrain, notamment à travers l’extension continue des colonies et la fragmentation du territoire palestinien. Le communiqué a également exprimé une vive inquiétude face à l’escalade militaire dans la bande de Ghaza. Les pays arabes ont rejeté toute mesure susceptible de provoquer le déplacement forcé ou l’expulsion des Palestiniens de l’enclave, appelant la communauté internationale à agir rapidement pour empêcher de telles pratiques. Le Groupe arabe a insisté sur la nécessité d’adopter des positions internationales plus fermes et de prendre des « décisions décisives » afin de mettre un terme aux violations israéliennes répétées dans les territoires occupés. Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par la poursuite des opérations militaires et des activités de colonisation. Sur le terrain, la situation humanitaire demeure particulièrement préoccupante dans la bande de Ghaza. Jeudi, au moins douze Palestiniens ont été tués et des dizaines d’autres blessés, parmi lesquels des femmes et des enfants, à la suite de frappes israéliennes ayant visé des habitations civiles dans la ville de Ghaza. Parallèlement, les violations de l’accord de cessez-le-feu, conclu en octobre 2025, continuent d’être signalées, alors que les opérations militaires israéliennes se poursuivent dans plusieurs secteurs du territoire. En Cisjordanie occupée et à El-Qods, les incursions militaires dans les villes et camps palestiniens se multiplient, accompagnées d’une intensification des arrestations et d’attaques menées par des colons contre des communautés palestiniennes. Dans ce contexte, les autorités israéliennes ont approuvé, mercredi, la construction de 2 162 nouvelles unités de colonisation dans plusieurs colonies de Cisjordanie occupée. Les projets validés prévoient notamment l’édification de 1 006 logements dans la colonie de Gvaot, au sein du bloc colonial de Gush Etzion au sud de Bethléem, de 922 unités dans la colonie de Har Bracha, au sud de Naplouse, ainsi que de 234 logements dans la colonie de Kiryat Arba, établie sur les terres de la ville d’El-Khalil. Les responsables palestiniens considèrent ces projets comme une nouvelle étape dans une stratégie accélérée d’expansion coloniale visant à confisquer davantage de terres palestiniennes et à imposer une nouvelle réalité géographique sur le terrain. De son côté, la communauté internationale continue de considérer les colonies israéliennes implantées dans les territoires occupés comme illégales au regard du droit international et comme un obstacle majeur à la mise en œuvre de la solution à deux États. Le Groupe arabe a enfin rappelé que la guerre menée dans la bande de Ghaza depuis le 7 octobre 2023 a provoqué une catastrophe humanitaire sans précédent. Selon les chiffres avancés par les autorités palestiniennes, le bilan dépasse désormais 246 000 victimes entre morts et blessés, en majorité des femmes et des enfants, tandis que plus de 11 000 personnes restent portées disparues. À cela s’ajoutent des centaines de milliers de déplacés, une crise alimentaire aiguë et d’importantes destructions ayant touché la majeure partie des infrastructures et des villes de l’enclave palestinienne.
M. Seghilani

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