Le « coup de gueule » du président du MSP, Abderrezak Makri : « Il faut que cesse cette comédie qui décrédibilise l’État ! »

Dans un communiqué publié, hier, et dont le Courrier d’Algérie détient une copie, le président du parti islamiste MSP s’insurge contre ce qu’il appelle « les mauvaises mœurs politiques et juridiques affichées par les députés qui ont cadenassé la porte du Parlement algérien », en usant de termes très violents.
Pour Makri, « ces comportements outranciers éloignent encore plus les Algériens de l’acte de voter encore une fois pour élire des députés qu’ils regardent désormais comme indignes de gérer, et encore moins de faire de la politique ». L’attitude des députés face à Bouhadja « place l’Algérie, de surcroît, en situation peu enviable face à la communauté politique nationale et internationale ».
« Ce qui se passe, depuis des jours, au Parlement algérien est symptomatique d’une situation de déliquescence avancée qui décrédibilise l’État algérien, en le livrant à des individus futiles, corrompus et voyous». En définitive, Makri considère la fermeture, avant-hier, de l’Assemblée nationale comme « une vilaine balafre sur le visage des députés ». Pour clore, Makri en appelle à « l’implication des population dans l’acte civique et politique, en épaulant les députés qui se distinguent par un sens aigu de l’État, de la Nation et du Devoir ».
Le MSP, comme beaucoup de partis de l’opposition, soutient le président de l’Assemblée nationale dans son bras de fer avec les partis dits de la coalition.
F.O.