Marché de gros

FRUITS ET LÉGUMES : Les prix augmentent en absence du contrôle

La cherté de la vie exaspère les citoyens dans le pays, qui se retrouvent à nouveau confrontés à une augmentation surprise et injustifiée des prix des fruits et légumes. Les prix passent ainsi au-delà le pouvoir d’achat du citoyen et ce en l’absence, malheureusement du contrôle de la part des autorités compétentes, notamment les départements du Commerce et de l’Agriculture. En effet, avec un revenu très bas, il est devenu presque impossible de s’acquitter de ces aliments, qui s’avèrent être pourtant essentiels pour le maintien d’un certain équilibre, même si au marché tous les produits sont fournis en quantités, la baisse du pouvoir d’achat empêche des ménagères à remplir comme il faut le couffin, et ce en l’absence d’une réelle régulation et contrôle. Cependant, il suffit d’une petite virée aux marchés pour se rendre compte que la flambée des prix reprend de plus belle, malgré le recul de l’argumentaire de l’offre face à la demande, les commerçants de cette filière affirment que la disponibilité est suffisante, ce qui confirme que ce n’est pas la règle du marché. Notant que ce sont les vendeurs ambulants et ceux qui détiennent un local qui se côtoient et exercent une concurrence déloyale. Selon la version de l’un d’eux, « la raison première de cette hausse reste le stockage, une opération pratiquée par les agriculteurs qui détiennent le monopole et imposent ainsi leur diktat ». L’aliment le plus significatif est la pomme de terre, indispensable à la préparation de tous les plats des ménagères, dont le prix a stagné à 80 DA après avoir atteint 114 DA en septembre et octobre passés. Outre, la pomme de terre, pourtant cultivée massivement dans certaines régions du pays, les autres légumes ont également subi des hausses de leurs prix, comme la tomate, vendue à 120 DA/kg, le poivron à 117 DA ou encore la carotte proposée à 70 DA/kg, tandis que la courgette fixée à 150 DA quant aux fruits, les agrumes comme l’orange est vendue à 115 DA/ kg. Rappelant qu’afin d’assurer la disponibilité du produit à des prix abordables, les autorités concernées ont opéré en mois d’octobre plusieurs opérations de déstockage de la pomme de terre pour sa mise sur les marchés de gros et de proximité au prix plafonné de 50 DA/kg. À la fin, et avec l’absence du contrôle rigoureux sur le terrain notamment des départements du commerce et celui de l’agriculture, le simple consommateur reste la seule victime de ce circuit qui paye le plus souvent le prix de la spéculation et de la mauvaise gérance des autorités figées face à ce phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur.
Sarah Oubraham