Sanhadji

EXTERNALISER LES PATIENTS POUR STOPPER LA PROPAGATION DU VARIANT DELTA : Le Pr Sanhadji plaide pour quatre mégastructures à l’Ouest, l’Est, le Centre et le Sud

Pour mieux maîtriser la prise en charge des malades contaminés à la Covid-19, soulager les structures sanitaires et le personnel médical, ainsi que pour pallier à la carence en oxygène, le professeur Sanhadji appelle les pouvoirs publics à créer quatre grands centres à l’Est, l’Ouest, le Centre et le Sud du pays.

Créée en juin 2020, soit à peine trois mois de l’apparition du premier cas affecté par le virus Covid-19, l’Agence nationale de sécurité sanitaire a entamé cette semaine, « un diagnostic de la troisième vague » de la pandémie, selon son président, le professeur Kamel Sanhadji. Selon lui, la majorité des cas sont touchés par le variant Delta et sont non vaccinés, comme le rappellent souvent les professionnel de la Santé et les membres du Comité de suivi de la situation sanitaire. L’invité de la rédaction de la Radio nationale chaîne3, le Pr Sanhadji a fait savoir que son équipe composée d’experts et spécialistes dans différents domaines se penche depuis cette semaine, sur « un diagnostic de la troisième vague de Covid-19, en vue de l’élaboration, a-t-il indiqué d’ « une cartographie de la situation sanitaire actuelle ». Partant de ces séances de travail, l’équipe va dégager une panoplie « de propositions sur les différentes actions à mener » qui seront a-t-il annoncé «  mises à la disposition du président de la République ». Sur les problèmes et les carences liées à l’oxygène, la réanimation, de la prise en charge des cas contaminés et l’opération de la vaccination, le Pr Sanhadji affirme que son Agence a « fait des diagnostics précis » en vue d’y faire face et de les régler. Il recommande dans ce cadre, la mise en place de plusieurs grandes structures dédiées aux patients contaminés, par la Covid-19, pour non seulement « améliorer la prise en charge des personnes atteintes », dont la cadence des cas atteints par la Covid19-Variant demeure inquiétante, mais aussi « d’alléger et soulager les équipes médicales et les structures hospitalières » a-t-il précisé.
Pour le Pr Sanhadji il est question, comme l’ont proposé ces derniers mois, le personnel du secteur de la santé, des membres de la société civile et des experts de la gestion des situations d’urgence, d’ « externaliser la prise en charge des patients Covid-19 et les sortir des hôpitaux », car, a-t-il expliqué «  le variant Delta est aussi contagieux que la varicelle » dira l’invité de rédaction de la Radio chaîne3. Les grands espaces et établissements n’étant pas en manque à travers l’ensemble du territoire national, complexes sportifs, grandes salles de sport, hôtels, et autres, telle la Safex à Alger, le Pr Sanhadji insiste sur « l’impérative » mise en place «de quatre grands centres à l’Est, à l’Ouest, au Centre et au Sud du pays » et les équiper, a-t-il poursuivi «  avec une centrale à oxygène et mettre des milliers de lits dans des box ».
Le risque que des patients contaminés se retrouvent en réanimation, explique-t-il « est proportionnel à la forte propagation du Delta » et c’est pourquoi, recommande-t-il « de les isoler et de mutualiser les moyens de prise en charge », par la réalisation des centres précités, à travers le territoire national, notamment dans les grandes villes, ou le nombre de population est important. Selon lui, « cela aurait réglé le problème de transport de l’oxygène, de vétusté des installations dans les hôpitaux, et permis un meilleur isolement des patients dans ces quelques centres » et surtout a-t-il relevé permettra d’alléger le rythme infernal des blouses blanches, « personnel soignant qui est à genou », dira-il, par la mise en place d’un système des équipes médicales « qui se relayent, seulement dans ces quatre centres».

Pour une vaccination de masse élargie aux enfants
Et pour aller sur la voie de la maîtrise de la situation et faire retomber la pression de la tendance haussière du nombre de personnes contaminées, de cas graves et des décès, Le Pr Sanhadji préconise « l’accélération du rythme de la vaccination afin d’atteindre l’immunité collective » et aussi faire reculer, le nombre de cas graves nécessitant des soins intensifs et besoin d’oxygène. Pour que la vaccination enregistre un bon qualitatif en nombre de vaccinés par jour, le Pr Sanhadji propose d’ « inoculer une seule dose aux personnes ayant déjà contracté le virus.», arguant que «  des études prouvent l’efficacité de cette pratique » et préconise «  la vaccination des enfants », comme l’a préconisé avant lui, dans une déclaration à la radio, le chef du pôle de chirurgie à l’EHUO d’Oran, , le professeur M. Boubekeur. Ce dernier a fait savoir, récemment, que le variant Delta touche les enfants, les nourrissons et les bébés, indiquant « à ce jour, (dimanche, Ndlr) nous avons détecté 20 cas d’enfants atteints de ce variant » estimant qu’ »il faudrait probablement penser à vacciner les enfants entre 12 et 18 ans » a-t-il déclaré. Question demeurant absente des points qu’abordent les responsables du secteur de la Santé, principalement le ministère de la Santé, alors que depuis ces dernières semaines, nous assistons à des parents accompagnant leurs enfants de tous âges, pour effectuer des tests Covid-19, notamment dans les différents laboratoires privés de la Capitale, alors qu’avant l’apparition et la propagation du Delta, ce n’était pas le cas.
F. B.