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Coupe arabe des clubs : Le MCA se complique la vie, Amrouche sous pression

La crise s’installe désormais au MCA après la nouvelle contre-performance de l’équipe en quarts de finale aller de la Coupe arabe des clubs.

Un peu plus d’une semaine après élimination en huitièmes de finale de la coupe d’Algérie, les Mouloudéens se devaient de réagir, mais ils se sont finalement contentés d’un nul vierge par lequel ils ont hypothéqué leurs chances de qualification au dernier carré de l’épreuve.
L’hypothèse de voir donc le Doyen sortir encore bredouille de cette saison est plus que jamais plausible. Une hypothèque qui courrouce déjà les fans algérois, dont la réaction n’a pas été tendre à l’occasion de la réception d’Al Merrikh du Soudan.
D’ailleurs, et comme on pouvait s’y attendre, les supporters mouloudéens, du moins les quelques milliers qui ont assisté au match étant donné qu’ils étaient nombreux à l’avoir boycotté, ont fait entendre leurs voix. Ils ont à nouveau réclamé le départ de l’entraîneur Amrouche et du directeur sportif, Kaci Saïd. Les deux hommes ont ainsi passé une sale soirée. Il faut dire que les signes de révolte sont apparus dès la première mi-temps. Les coéquipiers de Hachoud, de par leur timide rendement, ont donné l’occasion aux fans en colère de leur compliquer davantage la mission.
Atteints psychologiquement, les protégés d’Amrouche, n’ont pas réussi à traduire les quelques occasions franches qu’ils se sont offerts lors de la deuxième période, où ils étaient de loin meilleurs. Même le penalty obtenu peu après l’heure du jeu, et qui aurait pu changer le sort du match, a été bêtement raté par Bourdim.
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, l’arbitre va priver la formation de Bab El-Oued d’un but qui ne souffre d’aucune contestation, avant que les Souibah, Bendebka et Hachoud ne laissent passer, tour à tour, trois aubaines pour permettre aux siens de s’en sortir avec au moins une petite victoire. Une chose est sûre : le Doyen est appelé à vivre des jours très difficiles, surtout avec ce fossé qui est en train de se creuser entre l’équipe, notamment l’entraineur et le directeur sportif, et les supporters.
Certes, le nul vierge qui a sanctionné les débats reste un score piège qui permet aux Mouloudéens de garder leurs chances intactes dans la course à la qualification aux demi-finales, mais la mission sera certainement très difficiles dans des conditions peu habituels pour les Mouloudéens. D’ici là, la question qui taraude les esprits est celle ayant trait à l’avenir d’Amrouche au Mouloudia. L’ex-sélectionneur de la Libye sera-t-il présent à Oum Dormane ?
En tout cas, le coach, lui, n’a nullement l’intention de rendre le tablier : «Je ne fais pas attention aux gens qui m’insultent dans les tribunes, ce qui m’importe le plus est de faire mon travail correctement», a réagi l’intéressé en conférence de presse, avant de tenter de se justifier : «Montrez-moi cet entraîneur qui parvient à réussir de bons résultats avec une infirmerie qui ne désemplit pas. Rien que pour le match d’aujourd’hui, l’équipe a évolué sans plusieurs joueurs blessés. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, nous avons encore perdu Azzi sur blessure et dès les premières minutes du jeu. Le jeune Merouani, qui vient de la Ligue 2, est en train de faire son apprentissage dans le haut niveau. Ce n’est certainement pas dans de telles circonstances qu’on parvient à montrer notre vrai visage. Vous n’êtes pas sans savoir aussi que depuis mon arrivée au Mouloudia je n’ai jamais joué avec un effectif au complet. Il y avait toujours des absences, et ce pour une raison ou une autre». Et de conclure : «une chose est sûre : nous irons au Soudan pour batailler dans le but de valider notre billet pour le prochain tour. Et puis, le stade d’Oum Dormane a souvent souri aux Algériens. Nous ferons donc en sorte de faire perpétuer la tradition».
Hakim S.