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Communication publicitaire : « L’Algérie a beaucoup de pain sur la planche »

À en croire les propos de Rachid Hessas, organisateur des 12èmes journées Euromaghrébines de la communication publicitaire sous le slogan ; «le pouvoir économique des marques», dont le coup d’envoi a été donné hier, l’Algérie a beaucoup de chemin à faire dans le domaine de la communication publicitaire. Selon lui, les agences qui activent dans ce domaine doivent s’organiser pour un seul message, et ce pour l’intérêt des entreprises, des marques et de l’industrie algérienne. Alors qu’il a déploré le désintérêt de plusieurs entreprises, privée et publique qui n’ont pas répondu à l’invitation et n’ont pas désigné de représentants pour participer au débat, Hessas a souligné, en effet, que l’Algérie a beaucoup de chemin à faire dans le domaine de la communication publicitaire pour pouvoir concurrencer les autres pays. Avec un chiffre d’affaire de 250 millions de dinars, il a estimé qu’«on est loin par rapport à ce qui se fait ailleurs dans le domaine». évoquant les raisons de ce retard, l’organisateur des 12èmes journées Euromaghrébines de la communication publicitaire pense que cela est dû à l’absence d’organisation entre les agences de publicité car, selon lui, celles-ci devraient coordonner entre elles et travailler sur un seul message. Rappelant que son agence active dans ce domaine depuis 2004, il a indiqué que l’objectif étant d’expliquer aux opérateurs, à travers des débats et des journées d’études, c’est quoi la marque et quel est son rôle dans le développement économique du pays, car celle-ci a un pouvoir économique, soulignant que pour la réussite d’une quelconque marque sur le marché, il est nécessaire que l’entreprise puisse avoir une bonne stratégie de communication. L’objectif étant, également, a-t-il poursuivi, à ce que la marque algérienne puisse retrouver sa place sur le marché mondial et concurrencer les grandes marques, à travers, notamment, une stratégie efficiente de communication. Pour Hessas, le problème qui se pose, chez nous, c’est la confusion qui existe dans le domaine publicitaire. Selon lui, l’on ne fait pas de différence entre l’entreprise, la marque et le produit, car «la plupart de nos spots publicitaires mettent en valeur l’entreprise au lieu du produit ». Le même intervenant a expliqué, dans ce sens, que le rôle de la publicité est de mettre en valeur le produit afin de convaincre le consommateur et non pas la marque. Pour conclure, l’organisateur de ces journées Euromaghrébines, a estimé que la communication n’est pas un divertissement, ni une option mais une obligation pour toute réussite, regrettant que malgré le caractère de ces journées, et de la thématique, nombreuses sont les entreprises qui auraient pu participer, afin de contribuer à enrichir les débats, les discussions, parce qu’il s’agit, dira-t-il, « de nos entreprises économiques, de nos marques de nos produits et de l’image de nos industries ».
Ania Nait Chalal