Protection civile

CETTE POSITION RENFORCE LA PRÉSENCE DE L’AFRIQUE DANS LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES : L’Algérie réélue membre au Conseil exécutif de l’OIPC

Par la réélection de l’Algérie, ainsi acclamée en tant que membre du Conseil exécutif de l’Organisation internationale de la protection civile (OIPC) de 2020 à 2024, et l’élection de la Camerounaise, Mariatou Yap, au poste de secrétaire générale de l’OIPC, l’Afrique continue de renforcer ainsi sa représentation, dans les hautes directions d’organismes internationaux, dont la plus récente, celle de l’OIPC.
Réélue , mercredi dernier, par acclamation, en tant que membre du Conseil exécutif de l’Organisation internationale de la protection civile (OIPC), pour la période 2020-2024, lors des travaux de l’Assemblée générale de l’organisation internationale des pompiers, les Etats membres de l’OIPC, reconnaissent « la rôle pionnier de la Protection civile algérienne » non seulement dans la gestion des catastrophes et des risques, sur les plans local et international, mais dans la qualité de ses opérations d’intervention, sur le terrain, notamment pour sauver et secourir les personnes victimes de situation de détresse.
L’Algérie a adhéré, à l’Organisation internationale des pompiers, le 26 novembre 1977 et à ce jour, l’OIPC compte 58 États membres avec droit de vote, 17 autres observateurs, privés de droit de vote ainsi que les 23 organismes internationaux ou sociétés qui sont affiliés à cette institution internationale. Étant une organisation intergouvernementale dont l’objectif est de contribuer, indique le site de l’OIPC « au développement par les États de structures assurant la protection et l’assistance des populations et protégeant les biens et l’environnement face aux catastrophes naturelles ou causées par l’homme », ces structures sont généralement connues sous les noms, cite la même source, de Protection civile, défense civile, sécurité civile et sont toutes concernées « par la gestion des situations d’urgence » est-il précisé.
L’OIPC s’emploie à fédérer « les structures nationales mises en place à cet effet par les États dans le but de favoriser la coopération et la solidarité mutuelle entre elles ». Il est à noter que les États membres de l’OIPC bénéficient de l’apport du Centre International de coordination et de veille, qui les aide, selon la même source, « à la prise des décisions » relatives à la protection de la population contre les catastrophes naturelles et celles dues à l’homme. Lors de la tenue des élections qui ont vu l’Algérie réélue par acclamation en tant que membre du Conseil exécutif au premier tour des élections, la responsable camerounaise a gagné le poste de SG de l’OIPC, au premier tour, avec 30 voix contre 23 pour le candidat libanais, Raymond Khattar.
Depuis 1985, elles sont intervenues à l’étranger pour des opérations de secours, lors de séismes au Mexique, au Salvador, en Arménie, en Egypte, en Turquie, en Inde, en Iran, au Maroc. C’était également le cas lors des feux de forêt en France (août 2003), des inondations au Soudan (septembre 1987) et au Yémen (novembre 2008) ou suite à des explosions comme au Nigeria en 2002 et en 2015 lors du séisme qui a frappé le Népal. À ce propos,  l’Organisation internationale de la protection civile (OIPC) avait félicité, pour rappel, la Protection civile algérienne pour son intervention « remarquable  empreinte d’expertise et de professionnalisme » lors du séisme du Népal, ou l’Algérie était, le seul pays africain et arabe, pour rappel qui a été présent sur les lieux du drame. Il est à rappeler, qu’en 2017, la Protection civile a obtenu la certification aux normes internationales INSARA, en zones urbaines sous l’égide des Nations unies.
Et plus récemment encore, en août dernier, les éléments de la Protection civile se ont rendus au Liban, suite à l’explosion ayant frappé de plein fouet la capitale du pays des cèdres. En effet un détachement spécial a été dépêché, au Liban, composé de 34 éléments, dirigé par le sous-directeur des secours médicalisés à la direction générale de la Protection civile (DGPC), le colonel-médecin Omar Ben Abdeslam.
Parmi ces éléments, il y avait 14 médecins spécialisés dans la médecine des catastrophes, cinq paramédicaux et 15 éléments de l’équipe du Groupe consultatif international de recherche et de sauvetage en zones urbaines sous l’égide des Nations unies. Notons que depuis notamment les années 80, le personnel de la Protection civile a été présent, pour secourir, aider et porter assistance, aux victimes de situations catastrophiques. Ils ont intervenu lors de séismes ayant frappé, le Mexique, Salvador, l’Arménie, l’Egypte, la Turquie, l’ Inde, l’Iran, le Maroc et également des feux de forêt survenus en France, août 2003, où lors des inondations de septembre 1987, au Soudan celles du Yémen, en novembre 2008 ou suite à des explosions comme ce fut le cas au Nigeria en 2002.
Karima Bennour