Arrêtez de brutaliser l’élève, c’en est déjà trop de l’abrutir !

Iinvitée, lundi, à notre Forum hebdomadaire, la pédagogue Mme Boudalia Greffou a fait état d’une rupture de la relation «enseignant-élève» dans l’école algérienne. On aurait pu prendre le propos pour une simple vue d’esprit ou une critique pour critiquer, comme ça fusait de partout et à tout-va. Mais à tirer un parallèle entre cette analyse et l’affaire de l’enseignante de Batna qui a agressé physiquement son élève, on finira par comprendre.
Figurez-vous, l’élève-victime a reçu un coup de bâton droit dans son œil droit. Il en sort traumatisé et le corps et le moral. S’étant plaint auprès de l’administration de l’école, un CEM, le père, refusé d’accueil, a été humilié, selon sa version des faits livrée à une chaîne de télé nationale. Cet incident n’est malheureusement pas un cas isolé. Grâce à l’avènement des réseaux sociaux, on ne peut plus faire taire les injustices et la violence d’autrefois, que les élèves-victimes subissent en silence de l’adulte-enseignant. On a vu de tout: des élèves roués de coups de pieds, giflés et «corrigés» au bâton à l’entrée de l’école en lieu et place que le staff pédagogique les reçoive le sourire sur les lèvres, pour leur faire aimer l’école. Et dire que sous d’autres cieux, plus cléments à l’éducation, ce qui aurait servi d’exemple, des enseignants blotissent leurs protégés dans les bras et multiplient gestes d’affection à leur égard, avant toute entame de cours scolaire. Comme si l’on a pas déjà fait trop d’abrutir l’élève sur le plan pédagogique, on le brutalise davantage physiquement.
F. G.