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Après les incidents du stade de Béjaïa : Les Crabes enfoncent le dernier clou dans le cercueil du MOB

Triste sort, celui réservé au MOB qui, il y a quelques mois, fut la fierté du football algérien en parvenant à se qualifier à la finale de la Coupe de la CAF et ce, pour sa première participation internationale.

Mais cette belle aventure continentale, le MOB est en train de la payer cash. Le club phare de Yemma Gouraya file droit vers le purgatoire. La faute incombe aux dirigeants qui n’ont pas cessé avec leurs luttes intestines, et à des entraîneurs qui défilent à la barre technique depuis la fin de la saison passée. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, les supporters bougiotes s’en sont mêlés, en portant à leur tour un grave préjudice à leur équipe, qu’ils disent pourtant chérir. En tout cas, ce qui s’est passé avant-hier au stade de l’Unité maghrébine à l’issue de la rencontre face à l’USMA
(0-0), devrait être le dernier clou enfonçant le cercueil des Crabes. En effet, le match en question s’est achevé en queue de poisson. Les supporters du MOB n’ont pas accepté ce nouveau faux pas de leur équipe et ont à nouveau provoqué la pagaille au stade de l’Unité Maghrébine et en dehors. Ils ont commencé à arroser le terrain de toutes sortes de projectiles, dès le coup de sifflet final de l’arbitre international Mehdi Abid Charef.
De violents accrochages sont survenus entre les fans mobistes et les forces de l’ordre, faisant 20 blessés, selon un bilan de la Protection civile. Ces nouveaux incidents exposent le club le plus populaire de la Soummam à de lourdes sanctions pour récidive. La commission de discipline de la LFP avait déjà infligé au MOB quatre matches à huis dont deux en déplacement après les incidents survenus lors du match contre le MC Oran. Avec deux points seulement engrangés dans leurs trois premières sorties dans cette phase retour du championnat, les finalistes malheureux de la Coupe de la CAF, toujours bons derniers au classement, compromettent sérieusement leurs chances de rester en Ligue 1.
Hakim S.