Agriculture : Le Comité national de l’investissement verra bientôt le jour

L’Algérie dispose d’importantes potentialités dans le secteur agricole, mais ce secteur, pourtant hautement stratégique, ne se développe pas comme le voudrait le gouvernement ! En vue de créer un tissu agricole conséquent, et de le préparer à être compétitif sur le marché local et à l’international, le Comité national de l’investissement agricole sera bientôt installé afin de défendre les intérêts interprofessionnelS du secteur de l’agriculture.

Selon Djaber Bensdira, membre fondateur du comité qui a annoncé, hier, lors d’une conférence de presse qu’ «une fois le comité sera installé, il prendra en compte tous les besoins en investissements exprimés dans les différents pôles agricoles. Aussi, nous comptons lancer la carte d’investissement dans le domaine agricole afin de mieux organiser le secteur et le rendre plus dense», dira cet expert. Ajoutant : «ce travail va nous permettra d’identifier les régions et les filières qui lui seront affectées.» Il a soutenu, à ce propos que : «cette base de données portera sur la consolidation des investissements existants et permettra de développer et de moderniser l’agriculture avec toutes ces filières. Donc, les fellahs, les investisseurs, les bureaux d’études agricoles, les vétérinaires, les opérateurs des marchés de gros, les exportateurs et les importateurs des engins et machines agricoles, les banques et les compagnies d’assurances peuvent consulter cette carte qui sera mise à leur entière disposition », a-t-il souligné. Bensdira affirme qu’il est important d’orienter les investissements internes issus du secteur agricole, tant que l’Algérie compte des centaines de pôles agricoles très dynamiques autour des différentes filières. « Nous avons l’avantage de produire tout au long de l’année où les autres pays, ne le peuvent pas à la faveur du climat, ce qui nous permet d’avoir des produits frais.» Il a poursuit : «le développement du secteur, nécessite la valorisation des territoires et la création d’un groupe entre l’ensemble des acteurs du secteur agricole entre autres, opérateurs, mécanismes d’aides et de soutien à l’activité agricole, assureurs, banques et leur implication dans une logique d’investissement et de modernisation de leurs activités.» Par ailleurs, les multiples obstacles bureaucratiques rencontrés par les investisseurs ont été soulevés lors de cette rencontre, Djaber Bensdira a indiqué que : « Plus de 200 investisseurs sont prêts à investir dans le secteur agricole, alors qu’ils sont très nombreux ceux qui ont déposé leurs dossiers au niveau des wilayas, et dans les services concernés depuis plus de trois années.» Pour régler certains problèmes, «on veut mettre en place un plan national spécifique pour la réhabilitation des terres agricoles avec des moyens privés, on a besoin juste du soutien de l’État c’est tout. Vous savez dans chaque wilaya, il y a plus de 1000 dossier de réhabilitations laissés dans les armoires. On souhaite que l’État prenne en considération ces nombreux cas, afin de régler ce problème une fois pour toute », a-t-il conclu.
De son côté, un agriculteur, producteur de pommes de terre en Algérie, a déclaré qu’il a demandé depuis 2013 un terrain pour construire une usine de pommes de terre sèche et une autre pour emmagasiner les pommes de terre dans des grands entrepôts frigorifiques, bien que les pouvoirs publics encouragent les investisseurs à créer des usines et réaliser des structures pour sauver l’excédent des produits agricoles, mais à chaque fois sa demande est rejetée par la direction des Domaines.
Mohamed Wali