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À LA VEILLE DE L’AID EL FITR : Les familles dépensent au compte-gouttes

Les dépenses des Algériens se multiplient en ces jours, à la veille de la fête de l’Aïd El Fitr. Surtout avec la cherté de la vie, qui pénalise les familles à faible ou moyen revenu. Et qui arrivent difficilement à répondre aux besoins de leurs enfants en leur achetant de nouveaux vêtements à l’occasion de la fête religieuse.

Et encore moins pouvoir concocter des gâteaux algériens comme le dicte la tradition. Mais cette mission devient de plus en plus difficile, et cela malgré le changement politique que connait quotidiennement notre pays grâce au mouvement populaire qui a commencé le 22 février et qui continue, jusqu’au jour d’aujourd’hui,de revendiquer un changement total en Algérie, son impact positif n’a apparemment pas affecté les autres domaines, dont le domaine commercial, qui n’a connu aucun changement; au contraire les vielles habitudes sont toujours présentes dans la vie sociale des citoyens, où le marché informel et les commerçants informels imposent leurs lois sur le terrain, et cela en l’absence des contrôleurs.
Lors d’une tournée qu’on a effectuée cette semaine à plusieurs magasins et marchés informels dans la capitale, on a remarqué la grande différence qu’il y a entre les prix des articles vestimentaires pour enfants dans les magasins situés dans les rues de Didouche Mourad et Larbi Ben-M’hidi et les prix dans les marchés informels. En rentrant dans un grand magasin pour vêtements d’enfants, situé à la rue Didouche Mourad, on était étonné par les prix exorbitant qui ressemblaient aux prix des vêtements pour adultes, car le prix des pantalons jeans pour garçons ou fillettes, à titre d’exemple, est à partir de 2 500 jusqu’à 3 500 da, les chemises filles et garçons à 2 500 DA, pantalon-court à 2 450 DA, les pulls à partir de 2 200 DA, et allant jusqu’à 3 500 DA et les shorts à 2 200 DA. La cherté dans ce magasin a touché également les chaussures, sandales et ballerines pour enfants. En rentrant dans un autre magasin de chaussures pour enfants dans la rue Larbi Ben-M’hidi, on a remarqué la même chose :les prix étaient également exorbitants. Les prix des chaussures et sandales garçons ou filles sont entre 1850 et 3100 DA, les basquettes à 3 500 DA, et les ballerines à partir de 950 DA. Mme. Malika, une maman qu’on a rencontrée dans ce magasin de vêtements, en train d’acheter à ses deux enfants, (un garçon de 5 ans et une fille 8 ans), nous a raconté que «malgré la cherté des prix dans ces magasins «chics», elle préfère acheter à ces enfants des vêtements de bonne qualité» en expliquant que «son travail, et ses responsabilités envers sa famille ne lui laissent pas beaucoup de temps libre, pour chercher des magasins qui vendent à des prix bas, et comme elle gagne bien sa vie, le prix ne lui pose pas un problème, tout ce qu’elle cherche c’est la bonne qualité» a-t-elle précisé. Dans le même sillage, les marchés informels sur Alger imposent leurs prix en l’absence de contrôleurs, car malgré la réhabilitation de la Place des martyrs après l’inauguration du métro, les commerçants informels continuent toujours à exercer leurs activités, en installant leurs marchandises anarchiquement sur les trottoirs et sur les routes, ce qui empêche la circulation normale des voitures et despassants. De jour comme de nuit, ces commerçants sont toujours là, à exposer leurs différentes marchandises, avec des prix bas qui attirent immédiatement les acheteurs qui deviennent de plus en plus nombreux à quelques jours de la fête de l’Aid. En se baladant dans ces marchés informels, on remarque immédiatement la grande différence des prix des vêtements pour enfants entre les magasins des rues Didouche-Mourad et Larbi-Ben-M’hidi, et les marchés informel, car le prix des pantalons jeans pour garçons ou fillettes à titre d’exemple dans l’informels est à partir de 900 jusqu’à 1800 Da, les Chemises filles et garçons entre 600 et1200 Da, pantalon-court entre 550 et 1150 DA, les pulls à partir de 650 Da, en allant jusqu’à 950 Da, et les shorts à 500 Da. Dans ce marché informel, on retrouve des chaussures, sandales et ballerines pour enfants, à partir de 600 Da en allant jusqu’à 1000 Da, et les basquettes à partir de 1500 Da. Mme. Salima qui habite à Bouzaréah et qu’on a rencontrée sur les lieux, nous confie qu’elle a l’habitude d’acheter les vêtements de l’Aïd pour ses enfants, chaque année, dans ce marché informel,« à chaque occasion je viens ici pour acheter les vêtements de mes enfants, parce que les prix sont beaucoup moins chèrs que dans les magasins» a-t-elle ajouté. M. Fadila qui habite à Bab Ezzouar, nous a fait savoir de son côté, que les horaires de tramway et du métro dans la nuit ne l’arrangent pas du tout, «puisque je travaille dans la journée, donc je profite de la nuit pour faire mes courses à Bab El Oued, où je trouve des prix bas; mais comme je ne suis pas véhiculé, les horaires du tramway et du métro qui s’arrête à 1h du matin seulement, m’obligent à chaque fois à prendre un taxi pour rentrer à la fin de mes courses à la maison» a-t-elle ajouté.Le souci de Mme Amel c’était plutôt les bijoux de fantaisie et les accessoires qui accompagnent les vêtements de ses enfants «pour moi les détails sont importants, et je veux que mes enfants sortent le jour de l’AÏd très beaux, c’est pour ça qu’en plus des vêtements et des chaussures, j’achète pour mes enfants des montres que leur prix balance entre 250 et 400 da, des boucles d’oreilles de plaqué-or qui sont à partir de 600 da, des chaînes de fantaisies qui sont entre 200 et 400 da, sans oublier les petites barrettes…etc» en poursuivant : «croyez-moi que le prix de ces petits détails me coûte des fois plus chèr que les vêtements eux-mêmes» a-t-elle expliqué. Mohammed, un commerçant d’un magasin de vêtements pour enfants, à la place des Martys, nous a fait savoir que «la différence des prix entre les magasins et le marché informel est normale, sachant que les commerçants informels ne payent pas de location, ni l’électricité, ni les impôts, donc c’est normal que les prix soit assez bas» en poursuivant «non seulement qu’il sont dans le gain facile, en plus quand ils partent, ils laissent leurs déchets, et leurs cartons derrière eux» a-t-il conclu.

Les prix des articles alimentaires pour gâteaux flambent
À quelques jours seulement de l’Aïd El Fitr, les prix des articles alimentaires flambent. Ainsi on retrouve le kilogramme d’amande à 2200 da, la cacahuète à 400 da, les noix à 1250 da le kilo, la farine à 65 da, le sucre est à 95 da, le miel de 1 kilo à 150 da, le plateau d’œufs à 250 da, et la margarine de 500g à 450 da, selon le témoignage de Mme. Samira les prix ont augmenté, «les amendes était à 2000 da le kilo, et les cacahuètes à 350 da, avant-hier, et aujourd’hui le prix a augmenté … C’est pas normal !!!! » a-t-elle précisé. Mme.wardia, une dame dans la soixantaine, qu’on a rencontrée sur les lieux, était triste de voir ces prix-là, «c’est malheureux de voir chaque année les prix qui flambent comme ça, la dernière semaine avant l’Aïd» en poursuivant, «aujourd’hui on peut même faire beaucoup de gâteaux traditionnels pour l’Aïd, comme on le faisait avant, dans le temps où on préparait plusieurs modèles de gâteaux comme Baklawa, Makrote Louz, Mekhabez, Laarayche, Dziriette, Makrote Laessel, Ghribiya, Tcharek Lemssakar, Samssa et autres, mais aujourd’hui on se contente de faireMkroute Laassel,Ghribiya et halwet Tabaâ, vu que les prix des amendes sont chèr» a-t-elle expliqué.
Lilia Sahed