Le Mouvement dynamique des Algériens de France, fidèle à son esprit de force qui s’est fait de la transmission de la mémoire de la Guerre de libération nationale aux enfants de la diaspora un devoir patriotique, s’exprime sur les massacres coloniaux du 8 Mai 1945.
« En ce 8 mai, date célébrée ailleurs comme celle de la victoire contre le nazisme, le MOUDAF s’incline avec gravité devant la mémoire des martyrs des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata du 8 mai 1945 », aborde le Moudaf dans une déclaration rendue publique hier. « Alors que des milliers d’Algériens étaient sortis pacifiquement pour revendiquer la liberté, la dignité et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la répression coloniale française s’est abattue avec une violence inouïe. Des hommes, des femmes et des enfants furent exécutés, bombardés, brûlés ou jetés dans des fosses communes simplement parce qu’ils avaient osé porter l’espoir d’une Algérie libre », indique le texte, rappelant qu’ « à Sétif, Guelma, Kherrata et dans de nombreuses autres villes et villages d’Algérie, des dizaines de milliers d’Algériens furent massacrés. Cette tragédie demeure l’un des crimes coloniaux les plus douloureux de notre histoire nationale et un tournant majeur dans la prise de conscience qui conduira quelques années plus tard au déclenchement de la glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954».
Tout en rappelant qu’elle « n’est ni vengeance ni haine », le Moudaf souligne que la mémoire « est une exigence de vérité, de justice et de transmission. Notre devoir est d’enseigner aux nouvelles générations le sacrifice de celles et ceux qui ont refusé l’humiliation et qui ont payé de leur vie le prix de la liberté. Nous rendons hommage à tous les martyrs de cette journée sanglante et réaffirmons notre attachement indéfectible aux valeurs de souveraineté, de dignité et d’unité nationale héritées de nos chouhada».
Le MOUDAF invite, par ailleurs, dans ce texte signé par l’association dirigée par Nasser Khabat, la diaspora algérienne à « demeurer fidèle à cet héritage historique, à défendre la mémoire nationale et à transmettre l’esprit du 1er Novembre 1954 comme repère identitaire et patriotique pour les générations futures », concluant qu’« en ce jour de recueillement, nous affirmons avec force que les massacres du 8 mai 1945 ne seront jamais oubliés ».
F. G.













































