Accueil À LA UNE EXPORTATIONS HORS-HYDROCARBURES : La chasse à la sous-facturation

EXPORTATIONS HORS-HYDROCARBURES : La chasse à la sous-facturation

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Des cas de non-rapatriement de devises issues des exportations hors hydrocarbures, d’une valeur de 350 millions de dollars, ont récemment été constatés, a révélé le président Abdelmadjid Tebboune, lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale. C’est une première évaluation du manque à gagner de l’Etat dû à la sous-facturation. « Nous nous sommes débarrassés de la « issaba » qui s’adonnait à la surfacturation pour nous retrouver face à une autre « issaba » qui se livre à la sous-facturation », a-t-il déploré. Le président Tebboune a rappelé que l’Algérie ambitionne d’atteindre entre 8 et 9 milliards de dollars d’exportations par an hors hydrocarbures.

30 milliards USD d’ici 2030
Dans la foulée, il a salué l’objectif fixé par le Conseil du renouveau économique algérien (CREA) d’atteindre près de 30 milliards dollars d’exportations hors hydrocarbures à l’horizon 2030. Le président Tebboune a souligné que plusieurs filières industrielles, telles que les équipements électroménagers, la sidérurgie et l’industrie agroalimentaire, connaissent une demande croissante sur les marchés extérieurs, après que le pays en importait une grande partie. Le président Tebboune a souligné l’importance des indicateurs de développement positifs enregistrés par l’économie nationale, d’où la nécessité de poursuivre cette dynamique à travers la diversification de l’économie et le renforcement des exportations hors hydrocarbures. La diversification de l’économie nationale « est devenue aujourd’hui une réalité », a fait constater. La prochaine étape repose sur l’instauration d’ »une véritable transformation économique » fondée sur la valorisation des ressources nationales hors hydrocarbures, notamment à travers le développement des industries de transformation, l’augmentation de la valeur ajoutée et la création d’emplois, a annoncé le président Tebboune.
Concernant le paiement électronique et la facturation, il a précisé qu’ »il n’est pas possible de passer rapidement du paiement en espèces au paiement électronique », soulignant que ce processus se fera « par étapes ». Le paiement en espèces constitue une source d’introduction de fausse monnaie, a-t-il mis en garde, notant que des devises contrefaites ont été introduites depuis certains pays pour l’achat de moutons algériens, et que la thésaurisation hors circuit bancaire empêche la détection de billets falsifiés. Le président de la République a évoqué les réformes engagées par l’Etat dans le domaine financier qui ont été saluées par le Groupe d’action financière (GAFI), qui « s’est dit satisfait des progrès réalisés par l’Algérie », avec la perspective d’une sortie du pays de la liste grise après la finalisation des procédures nécessaires.

Une usine d’acide phosphorique fin 2026 ou début 2027
Le président Tebboune a évoqué les grands projets, notamment celui de Bled El Hadba, devant générer d’importants emplois et contribuer à la valorisation du phosphate à travers la production d’engrais et de leurs dérivés. Il a annoncé la mise en service de l’usine d’acide phosphorique fin de 2026 ou début de 2027″. Le véritable développement repose sur la « création de richesse et d’emplois hors hydrocarbures », a-t-il insisté. Le président de la République a, en outre, fait état de l’existence d’autres gisements miniers, en sus de ceux actuellement exploités, lesquels seront mis en valeur « au moment opportun », permettant ainsi à l’Algérie de devenir « un pays créateur d’emplois hors hydrocarbures ».

Cap sur l’exploration offshore
En même temps, l’Algérie poursuit les opérations d’exploration des hydrocarbures en vue d’augmenter la production, parallèlement à la préparation des mutations démographiques à venir, a-t-il relevé, ajoutant que le pays s’oriente vers la réalisation de grands projets dans le secteur des hydrocarbures, notamment dans l’exploration offshore et dans les wilayas du Sud.
Le président de la République a souligné que les projets miniers et les lignes ferroviaires vers le Sud « s’inscrivent dans le cadre d’une vision nationale », rappelant que ces projets ne sont pas le fruit du hasard, mais figuraient parmi ses engagements durant la campagne électorale. Le président Tebboune a insisté sur l’importance d’intégrer les diplômés universitaires, estimés à 250.000 par an, dans la vie économique, estimant qu’il s’agit « d’une synergie générale », visant à construire une économie libérée des hydrocarbures et basée sur l’initiative.
M’hamed Rebah

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