Accueil Edito Le défi alimentaire 

Le défi alimentaire 

0

L’Algérie a, depuis ces dernières années, ouvert les vastes chantiers de la sécurité alimentaire conformément à une vision stratégique s’appuyant, dans une large mesure, sur toutes les ressources locales. Le sillon a été tracé. Le président Abdelmadjid Tebboune, artisan du programme de relance de la machine agricole nationale, a placé la barre haut. Il n’a cessé de marteler qu’un pays aussi grand que l’Algérie, et aussi grandes ses aspirations en matière de souveraineté, doit compter sur ses propres mains pour nourrir ses 47 millions de bouches. En ce sens, une stratégie nationale ambitieuse a été mise en œuvre pour assurer sa sécurité alimentaire et réduire les importations du pays. Sur le terrain, les efforts sont orientés vers le développement des cultures stratégiques, notamment les céréales, les oléagineux, la betterave sucrière, les produits laitiers, en exploitant les grandes surfaces agricoles dans le sud du pays. L’objectif, en matière de foncier agricole, étant d’atteindre 3 millions d’hectares de surfaces irriguées d’ici 2028. Quant à la production des céréales, l’Algérie ambitionne d’atteindre 9 millions de tonnes par an. Soit le même niveau que ses besoins locaux. Des investisseurs étrangers sont mis à contribution pour relever le défi, comme le groupe italien « Bonifiche Ferraresi » qui va produire des céréales et des légumineuses sur une surface de 36 000 hectares à Timimoun. Le projet vaut 420 millions de dollars. Pour la filière lait, le projet algéro-qatarien Baladna, implanté à Adrar, vise à produire du lait en poudre. Il prévoit à terme un cheptel de 270 000 à 272 000 vaches laitières, avec une production annuelle de près de 1,7 milliard de litres de lait. Ce n’est là qu’un échantillon parmi les grands projets lancés ou en voie de l’être pour relever le défi alimentaire dont profiteraient les générations futures. S’il reste encore du chemin à faire, l’Algérie a franchi un grand pas dans le domaine de la sécurité alimentaire. C’est ce qui lui a valu les bonnes notes des agences spécialisées. Ainsi, le programme de sécurité alimentaire a tapé dans l’œil de l’Indice des systèmes alimentaires résilients (Resilient Food Systems Index- RFSI) publié par le Think tank britannique Economist Impact. Il vient d’établir un classement où il a mis l’Algérie en tête des pays africains disposant d’un système alimentaire le plus résilient. Dans ce classement (rapporté hier par l’APS) qui évalue 60 pays dans le monde, l’Algérie occupe la 32ᵉ place mondiale avec un score de 64,66 points. Ce qui a valeur du système alimentaire le plus solide en Afrique. C’est dire que la sécurité alimentaire en Algérie est en bonne voie.

Farid Guellil

Article précédentPour le huitième jour consécutif : L’entité sioniste impose la fermeture de la mosquée El-Aqsa 
Article suivantAgression américano-sioniste contre l’Iran : La guerre s’installe pour longtemps