Le tribunal correctionnel de Chéraga a rendu son verdict dans une affaire impliquant un réseau criminel de trafic de stupéfiants composé de 18 personnes, dont 12 placées en détention provisoire à la prison de Koléa.
Parmi les prévenus figurent un ressortissant syrien, un agriculteur et un mécanicien, poursuivis pour leur implication présumée dans un réseau de commercialisation de cocaïne et de substances psychotropes, notamment des comprimés de prégabaline, connus sous l’appellation de « Saroukh », dans les environs de Chéraga.
Le tribunal a condamné le ressortissant syrien, identifié par les initiales Q. Mohamed, à cinq années de prison ferme assorties d’une amende d’un million de dinars. La même peine a été prononcée à l’encontre de onze autres accusés. Six autres prévenus ont, quant à eux, écopé de trois années de prison ferme et d’une amende de 500.000 dinars chacun.
Par ailleurs, le tribunal a acquitté l’un des accusés du chef d’inculpation relatif au port d’une arme de sixième catégorie sans motif légitime. Les magistrats ont également ordonné la confiscation de l’ensemble des objets saisis. Deux accusés en fuite ont été condamnés par contumace à huit années de prison ferme et à une amende de deux millions de dinars, avec maintien des mandats d’arrêt émis à leur encontre.
Une enquête de la brigade de répression du banditisme
Selon les éléments du dossier, cette affaire trouve son origine dans une opération menée par les services de la police judiciaire de la sûreté de la wilaya d’Alger, qui sont parvenus à démanteler un réseau criminel organisé spécialisé dans le trafic de stupéfiants.
L’opération, conduite par la Brigade de répression du banditisme (BRB) sous la supervision du parquet territorialement compétent, a été déclenchée sur la base de renseignements précis ayant permis d’identifier les activités du réseau et de localiser ses membres.
La première phase de l’intervention a permis de faire échouer une transaction de drogue dans la commune d’El Achour. Les suspects ont été interpellés en flagrant délit, en possession d’une quantité importante de cocaïne et de comprimés de prégabaline.
Les enquêteurs ont également saisi des sommes d’argent provenant des activités de trafic, une balance électronique, des armes blanches ainsi que des fumigènes. Lors du procès, le procureur de la République avait requis des peines allant de sept à quinze années de prison ferme, accompagnées de la confiscation des biens saisis. Après délibération, le tribunal a finalement prononcé les condamnations précitées. M. S.














































