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RUsH SUR LES PRODUITS ALIMENTAIRES : Rien ne pourrait justifier la panique

Selon certains témoignages des citoyens que nous avons approchés, ils nous ont déclaré que sur un rayon de 100 km, on ne peut trouver un kilogramme de semoule. C’est effrayant ! les assauts continus des citoyens sur les produits alimentaires, malgré les assurances des hautes autorités du pays quant à la disponibilité des denrées alimentaires et les stocks actuels du pays, peuvent tenir encore une année entière. Mais est-ce suffisant pour « calmer » les ménages ? Le «bouche à oreille» et les rumeurs insistantes « que tout va être fermé » pour cause de la pandémie du coronavirus, ont bien fonctionné parmi une population aux aguets de la moindre information se rapportant à la maladie et au vécu de leur quotidien. C’est vrai que la panique a gagné de nombreux algériens quant aux restrictions des déplacements qui risquent de limiter le mouvement dans la commercialisation d’aliments; ce qui explique en partie cette frénésie dans les achats et la phobie des pénuries. Malheureusement dans le sillage de cette maladie, certains commerçants, sans scrupule comme à l’heure habitude, continuent à surfer sur la panique et la frayeur des algériens à des fins douteuses pour s’enrichir en augmentant les prix des produits alimentaires et autres fruits et légumes. Une augmentation que rien ne justifie. Aujourd’hui on ne compte plus les nombreuses dénonciations qui parviennent de partout sur les agissements « suspects » de tels ou tels commerçants qui gonflent les prix ou en « créant » des pénuries des produits de larges consommations, des pénuries qui, en réalité, n’existent pas. Selon des commerçants du détail fruits et légumes, les prix au niveau du marché de gros ont connu une hausse non justifiée par ailleurs. Ces commerçants véreux sont désignés du doigt, ils seront coupables de cette flambée de prix au détriment des citoyens qui se sont laissés entrainés dans une psychose collective à faire des stocks excessifs en denrées alimentaires. Si, aujourd’hui, l’actualité se mobilise comme un seul homme autour de cette pandémie, les ménages algériens ont eu des adaptations négatives en stockant à outrance les produits alimentaires, et la peur des disettes a fait le reste. Il est fort probable que les flambées des prix seront à craindre si la pandémie du coronavirus ne ralentit pas, compte tenu des fermetures des frontières et les restrictions aux déplacements ainsi que la mise en place des zones en quarantaine en cas de nécessité. Il est dit que le meilleur rempart en cas de crise majeure demeure la solidarité et l’entraide entre algériens. Est-il déjà loin le temps où les millions d’algériens scandaient comme un seul homme le concept de « Khawa-khawa » lors des marches du vendredi du hirak ? Indéniablement, c’est dans ces moments de crise majeure que nous devront combattre nos égoïsmes ravageurs et être solidaires avec nos compatriotes.
Mâalem Abdelyakine