illustration pas de 23 août

(Pas de) Tehlab

• Cette histoire de facture de parking, et c’est vraiment le cas de le dire, me cloue littéralement sur place.
• De quoi, de qui s’agit-il ?
• C’est l’histoire kafkaïenne d’un ressortissant algérien dont le véhicule était resté immobilisé au niveau du parking de l’aéroport d’Alger, parce que son propriétaire lui-même avait été forcé de ne pas voyager durant toute cette période où les avions étaient restés cloués au sol, et où plus personne n’avait le droit de voyager, à cause de cette pandémie mondiale liée au coronavirus.
• Cas de force majeure, on va dire.
• Oui, mais l’administration de cet aéroport, où les recrutements se font sans doute comme on le subodore, ne l’entend absolument pas de cette oreille.
• Comment donc ?
• Bah, elle a osé, pince sans rire, présenter au propriétaire de cette voiture un facture dont le montant égale ou dépasse le prix-même de ce véhicule. Il est en effet question d’un peu plus de 24 millions de centimes.
• T’imagine si un millier de voitures étaient resté pareillement bloquées dans cette immense aire…
• Z’auraient récolté de quoi rembourser tout ce qu’a pris Haddad et ses sbires.
• T’imagines si celui-ci a laissé sa bagnole garée quelque part le temps de purger sa peine….
• Dans ce cas, c’est ce qu’on aurait appelé « payer sa dette à la société » ?
• Wana aâreft
M. A.
N. B. :
Un Algérien rapatrié récemment de France a été sommé, par la direction de l’aéroport d’Alger, de payer une grosse somme afin de pouvoir récupérer sa voiture qu’il avait garée dans le parking de l’aéroport. En effet, les responsables de l’enceinte ont demandé pas moins de 24 millions de centimes pour libérer le véhicule de ce passager. Ce dernier a lancé un appel aux responsables afin d’intervenir en sa faveur. Parti en France avant la fermeture des frontières, l’homme ne se doutait pas des mésaventures qu’il allait endurer. Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, le passager algérien explique : « À mon départ, j’avais prévu de passer deux jours en France. Raison pour laquelle j’ai décidé de laisser mon véhicule dans le parking de l’aéroport d’Alger pour rentrer avec à mon retour ».
Alors qu’il se trouvait en France, l’Algérie avait annoncé la fermeture de ses frontières extérieures. Le concerné s’est donc retrouvé bloqué de l’autre côté de la Méditerranée. Il attendait un éventuel vol de rapatriement pour pouvoir rentrer en Algérie. Un vol qui a tardé à venir.