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UN SOLDAT ISRAÉLIEN TUÉ ET UNE ARMÉE SOUS PRESSION : Guerre des drones au sud du Liban

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L’armée sioniste a reconnu la mort d’un soldat et la blessure grave d’un autre à la suite de l’explosion d’un drone piégé lancé par la résistance libanaise contre une unité sioniste opérant dans le sud du Liban.

Selon les médias sionistes, le drone a été lancé vers 15h30 en direction d’une force sioniste déployée dans la localité de Debel, à proximité de Bint Jbeïl et à environ cinq kilomètres de la frontière avec la Palestine occupée. L’appareil explosif aurait frappé la partie supérieure d’un véhicule blindé de transport de troupes de type « Namera», utilisé par les unités du génie militaire. L’explosion a provoqué la mort du sergent Nehorai Leiser, atteint par des éclats, tandis qu’un autre militaire a été grièvement blessé. Dans un premier temps, des médias israéliens avaient évoqué la mort de deux soldats à la suite de cette attaque menée par un drone de la résistance libanaise. Cette opération intervient quelques jours après l’annonce par l’armée israélienne de la mort d’un officier de grade major lors des combats dans le sud du Liban. L’officier commandait une compagnie de l’unité spéciale « Maglan». Les médias sioniste ont décrit cette journée comme « la plus difficile depuis le cessez-le-feu », affirmant que la résistance avait lancé plus de 30 drones explosifs contre des positions militaires israéliennes et des colonies du nord. La chaîne israélienne Channel 12 a rapporté que des soldats sionistes comparaient désormais leur présence dans le sud du Liban à celle de « canards dans un stand de tir », en référence à leur vulnérabilité croissante face aux attaques de drones. La chaîne publique Kan a également révélé que plusieurs plans et missions offensives israéliennes avaient été annulés ou reportés en raison de la menace posée par les drones de la résistance. Selon une évaluation interne de l’armée sioniste, ces appareils entraveraient près de 70 % de la liberté d’action des forces israéliennes dans le sud du Liban. La résistance islamique au Liban a publié dimanche des images montrant des frappes menées par des drones « Ababil » contre des chars Merkava, des véhicules militaires, des positions de soldats sionistes, ainsi que des bulldozers militaires de type D9 dans la localité de Rachaf, au sud du Liban. Les séquences diffusées montrent également le retrait d’une grande partie des forces israéliennes de la zone après les frappes menées par la résistance. Elle affirme poursuivre ses opérations militaires contre les forces israéliennes au Liban-Sud et dans les territoires palestiniens occupés en réponse aux violations répétées du cessez-le-feu conclu le 17 avril dernier.

Un ancien responsable sioniste évoque une «catastrophe » au Liban
L’ancien président de la commission des Affaires étrangères et de la Sécurité au sein de l’entité israélienne, Ofer Shelah, a estimé que la présence militaire sioniste au Liban plaçait les soldats dans une situation « extrêmement problématique ». Dans des déclarations relayées par le quotidien israélien Maariv, il a affirmé que cette présence « ne réalise aucun objectif » et que l’idée d’une «zone de sécurité » au Liban constituait « une recette pour la catastrophe ». Il a ajouté : « À la fin, nous fuirons de là-bas comme en 2000». Shelah a également estimé que les relations entre l’entité sioniste et les États-Unis traversaient une période difficile, accusant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’avoir entraîné le président américain, Donald Trump dans une guerre coûteuse politiquement et économiquement.

La résistance promet de « nouvelles surprises »
De son côté, le membre du conseil politique de la résistance, Wafic Safa, a affirmé que la résistance disposait encore de « nombreuses surprises » après l’utilisation des drones, estimant que cela pousserait Israël à se retirer du Liban. Dans une déclaration à la radio libanaise Al-Nour, il a soutenu que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait échoué à atteindre ses objectifs au Liban et faisait face à une crise politique majeure au sein de la société sioniste. Wafic Safa a également critiqué les démarches de négociations directes entreprises par les autorités libanaises, considérant qu’elles représentaient « un gain pour Israël et les États-Unis ».
M. Seghilani

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