En 2025, l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (NESDA) a financé 3.500 projets, a fait savoir jeudi le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Microentreprises, Noureddine Ouadah.
Lors d’une séance plénière de questions orales à l’Assemblée populaire nationale (APN), présidée par M. Toufik Guezout, vice-président de l’Assemblée, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Nadjiba Djilali, et de membres du Gouvernement, Le ministre a ajouté que ce chiffre est appelé à augmenter progressivement, au regard de l’intérêt particulier que porte l’État à ce secteur sensible. L’Agence entend financer 10.000 à 15.000 micro-entreprises par an à partir de cette année (2026), a-t-il indiqué, mettant en avant, par ailleurs, l’importance des programmes lancés à la fin de l’année dernière, à savoir Al Tawteen et Small Business Hub, afin d’intégrer les microentreprises dans les chaînes de production. Dans quelques semaines, la NESDA lancera un centre de développement de l’entrepreneuriat en ligne, a indiqué Noureddine Ouadah qui a expliqué que le large réseau de développement de l’entrepreneuriat dont dispose l’Agence au niveau des universités et des centres de formation professionnelle (plus de 300 centres) ne couvre pas toutes les régions du pays. Ce centre numérique, qui entrera en service dans quelques semaines, permettra d’étendre la base des bénéficiaires du dispositif de la NESDA aux jeunes compétences dans les différentes régions du pays, a-t-il précisé. Pour pouvoir bénéficier d’un financement pour la création d’une microentreprise, la NESDA (ex-ANSEJ) exige de suivre une formation spéciale au niveau de l’un des centres de développement de l’entrepreneuriat créés par l’Agence après sa restructuration, dans le cadre d’une nouvelle vision axée sur une approche purement économique, a rappelé le ministre, expliquant que grâce au centre de développement de l’entrepreneuriat en ligne, les porteurs de projets pourront s’inscrire sur cette plateforme pour bénéficier d’une formation, avant le dépôt du dossier au niveau d’une des agences de wilaya les plus proches. Le ministre a évoqué la problématique du foncier au niveau des micro-zones d’activités, et a reconnu qu’il s’agit d’un véritable défi. Afin d’y remédier, le ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Microentreprises a sollicité le ministère de l’Intérieur pour associer les directeurs des agences NESDA et de l’Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM) aux commissions de sélection au niveau local. Il s’agit de donner aux porteurs de micro-projets relevant des deux agences davantage de chances d’accéder aux zones d’activités. S’agissant des start-up, le ministre a fait savoir que leur nombre a dépassé les 13.000 à la fin de l’année 2025, contre moins de 200 en 2020, faisant état de près de 200 incubateurs d’affaires, dont plus de 100 implantés au sein des universités. Le ministère œuvre à accompagner l’évolution de l’écosystème des start-up à travers les textes législatifs et la diversification des sources de financement, saluant les fonds d’investissement privés et étrangers qui ont manifesté leur confiance dans l’écosystème des start-up en Algérie, a rappelé Noureddine Ouadah. L’accompagnement concerne concrètement le lancement de projets sectoriels, comme l’indique, à titre d’exemple, la convention de coopération et de partenariat stratégique signée récemment par NESDA avec l’École nationale supérieure du tourisme (ENST). Cette convention vise à instaurer un cadre opérationnel alliant formation académique et exigences du monde des affaires, à travers l’accompagnement des étudiants et diplômés de l’ENST dans la concrétisation de leurs idées et leur transformation en projets économiques réalisables dans le secteur du tourisme, contribuant ainsi au soutien de l’économie nationale et à la création d’emplois durables.
M. R.













































