Rachad

LEUR LIEN AVEC CETTE ORGANISATION TERRORISTE EST ÉTABLI : Neuf affidés de Rachad arrêtés à El-Tarf

L’étau se resserre autour de Rachad depuis que celle-ci a été classée comme organisation terroriste par le Haut conseil de sécurité dans sa réunion du 18 mai dernier.

Quelques jours plus tard, les services de sécurité ont mis la main sur un réseau opérant à Tissemssilt, après avoir été établi qu’il était en connivence avec les dirigeants de Rachad à l’étranger. Un élément parmi eux a été alors arrêté. Depuis lors, c’est la chasse aux acolytes de l’organisation criminelle.
Ainsi, aux nord-ouest du pays, neuf éléments dont l’enquête menée par la Police judiciaire a établi qu’ils étaient en contact direct avec Rachad ont été arrêtés jeudi dernier, selon un communiqué du procureur de la République près le tribunal de Dréan, commune de l’ouest de la wilaya d’El-Tarf. « Les services de police judiciaire ont eu vent d’informations selon lesquelles il existe un réseau composé de neuf individus formant un réseau criminel qui communique directement avec les membres de l’organisation terroriste », explique le communiqué du Parquet.
Selon la même source, les premiers éléments de l’enquête ont révélé que l’un des membres de ce réseau a reçu des sommes d’argent importantes en devises et en monnaie nationale de la part de personnes, qui font l’objet d’une autre enquête qui suit son cours.
Comme mode opératoire, ces individus utilisent des pseudonymes sur leurs comptes dans les réseaux sociaux dans le but de « transmettre des informations et de recevoir des instructions concernant l’activité criminelle à mener à l’intérieur du pays », précise le même communiqué.
Ainsi, après avoir été arrêtés, souligne la même source, les membres du réseau ont été présentés, jeudi dernier, devant le procureur de la République près le tribunal de Dréan.
Suite à quoi, ces personnes ont été inculpées pour « complot visant à renverser ou à changer le régime, atteinte à l’unité et à l’intégrité du territoire national, incitation à la haine et propagande en vue de commettre des crimes, attroupement non-armé et outrage à corps constitué ».
Enfin, conclut le Parquet, après avoir entendu les prévenus, le juge d’instruction a décidé de placer quatre personnes en détention provisoire, deux autres sous contrôle judiciaire et la mise en liberté des trois autres.
F. B.