Sultana

L’AVOCAT DE LA MILITANTE SAHRAOUIE, JARED GENSER, DÉNONCE VIGOUREUSEMENT : La police du Makhzen torture et agresse sexuellement Sultana Khaya

L’avocat international des droits humains Jared Genser a annoncé  qu’une équipe juridique internationale avait été mise en place pour la défenseuse sahraouie des droits humains Sultana khaya, a-t-on appris d’un communiqué-dont nous détenons une copie- signé par ce représentant légal de l’éminente militante sahraouie.

Celle-ci, pour rappel, a été assignée à résidence forcée par les autorités coloniales marocaines depuis plus de 170 jours à son domicile dans la ville occupée de Boujdour. Pendant tout ce temps, Sultana et d’autres personnes au domicile de sa famille ont été harcelées, agressées et torturées par les forces d’occupation marocaines. En tant que défenseur de premier plan du droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination et à la fin de la violence contre les femmes sahraouies, Sultana Khaya est depuis longtemps la cible des autorités marocaines pour son activisme pacifique. Elle a été battue et torturée à plusieurs reprises et la police l’a battue si brutalement lors d’une manifestation pacifique en 2007 qu’elle a perdu son œil droit. Khaya est assignée à résidence depuis novembre 2020 avec des policiers marocains en uniforme et en civil à la porte de son domicile depuis que  la lutte armée a repris   au Sahara occidental. Au cours des six derniers mois, les forces marocaines ont perquisitionné la maison de Khaya   sans mandat, l’ont agressée physiquement, l’ont harcelée ainsi que d’autres personnes présentes dans la maison dont sa mère très âgée. Ils ont été jusqu’a lancer  des substances nocives à l’intérieur de la maison, ont coupé l’électricité, ont menacé de la tuer lui ont refusé l’accès à des soins médicaux pour les blessures qu’elle a subies. Son assignation à résidence a également été dénoncée par Human Rights Watch, Amnesty International et Frontline Defenders, entre autres (…).
La situation s’est brusquement aggravée ces derniers jours, apparemment dans le cadre d’une offensive plus large contre les militants sahraouis dans toute la région. Le 10 mai, la police a fait une descente au domicile de Sultana Khaya et a expulsé de force trois militants sahraouis des droits humains qui se trouvaient avec la famille. La police coloniale marocaine  a arrêté les trois militants et les a torturés pendant plusieurs heures. Puis, dans la nuit du 11 mai, la police marocaine a de nouveau fait une descente au domicile de Khaya, l’agressant brutalement et  sexuellement , alors qu’elle a tenté de s’échapper et de demander de l’aide. Jared Genser, qui est l’avocat de khaya aux côtés de Stephanie Herrmann, a publié la déclaration suivante: «C’est un grand privilège pour moi de rejoindre l’équipe de défense de Sultana khaya en tant qu’avocat international. Son arrestation et ses mauvais traitements, qui violent de nombreuses normes du droit international, sont clairement liés à sa critique ouverte du gouvernement marocain et à son activisme pacifique en faveur de l’autodétermination sahraouie. Son équipe et moi travaillerons sans relâche pour dénoncer cette injustice et plaider pour sa libération immédiate.  » « Je suis étonné de voir à quel point Sultana reste forte face à un traitement aussi horrible, mais je crains aussi pour sa vie », a déclaré Tone Sørfonn Moe, une avocate norvégienne des droits humains qui fait également partie de l’équipe de défense internationale de khaya avec le professeur et l’ancien président et membre du groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, Mads Andenæs. «Ce raid marque une escalade très inquiétante des mauvais traitements infligés par les autorités marocaines à Sultana et à sa famille, et je crains que ce comportement inhumain ne cesse d’augmenter.  Il est de la plus haute importance que la communauté internationale accorde plus d’attention à son cas, ainsi qu’à celui des autres militants sahraouis, et demande au Maroc de rendre compte de sa violation flagrante des droits de l’homme et du droit international humanitaire « , a conclu l’avocat américain .
M. Bendib