Conseil des ministres

LE PRÉSIDENT RÉUNIT AUJOURD’HUI LE CONSEIL DES MINISTRES : La réouverture des frontières en ligne de mire

La question de la réouverture des frontières, terrestres et aériennes précisément, sera au cœur de l’ordre du jour du Conseil des ministres qui se réunit, aujourd’hui, sous la férule du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Étant suspendues depuis un peu plus d’une année -mars 2020- pour faire barrage à la propagation du virus Corona, aujourd’hui que la situation épidémiologique dans le pays est jugée stable, le transport terrestre et aérien (excepté le maritime) peut probablement reprendre au grand bonheur de nos ressortissants à l’étranger.
Voilà qui est bien, pour peu que la décision soit prise dans cette direction, à l’issue de l’examen du dossier en Conseil des ministres, pour une réunion qui revêt un caractère particulier qu’elle traite d’une demande des membres de la communauté nationale à l’étranger. Dans son communiqué, la présidence de la République précise toutefois que l’examen de la question concerne les espaces terrestre et aérien, le maritime n’étant pas à l’ordre du jour de la réunion d’aujourd’hui.
Une année après l’apparition de la Covid-19 en Algérie, et avec un peu de recul, force est de constater que la stratégie de l’Algérie, consistant en partie et dès le départ, à suspendre ses liaisons aériennes, terrestres et maritimes, a payé, puisque le scénario d’une diffusion du virus à grande échelle via les frontières a été évité de justesse. Ceci, contrairement à d’autres pays, comme le Maroc dont la stratégie de lutte contre la pandémie fait défaut, a vu venir un grand nombre de cas importés depuis ses frontières avec l’Espagne.
Et si le chef de l’État juge utile, voire même une urgence, d’étudier la question de la réouverture des frontières sous ses multiples facettes, il s’est appuyé au préalable sur les rapports sanitaires qu’il reçoit dans son bureau. C’est d’autant plus que les assurances des autorités sanitaires, pour ne citer que les déclarations du ministre Benbouzid et conforté dans ses propos par le Pr Mehyaoui, membre du Comité scientifique, sur la situation sanitaire qualifiée de « stable » qu’il est temps, aujourd’hui, d’en ajuster les mesures de restriction concernant les frontières terrestres et aériennes.
En second lieu, le Conseil des ministres planche sans doute sur l’une des préoccupations premières de nos ressortissants à l’étranger depuis l’avènement de la crise sanitaire mondiale. D’où le souci de répondre à cette demande. En effet, séparés à leurs dépens de leur pays, les Algériens d’outre-mer, résidents, en court séjour, et les étudiants surtout, n’ont cessé de réclamer un rapatriement, alors que la situation sanitaire ne rassurait pas suffisamment pour le permettre. Depuis lors, l’état des lieux a fait qu’une possible levée de suspension sur les transports aériens et terrestres pourrait être abordée. Ainsi, à la veille de la période des grandes vacances, les Algériens à l’étranger pourraient s’offrir la possibilité de rentrer au pays, revoir leurs proches, et renouer avec la libre circulation, une année après, pour en finir avec le mal du pays.
Enfin, il convient de souligner que le Conseil des ministres aura à examiner et à adopter plusieurs exposés, ordonnances et décrets inhérents aux secteurs des Finances, des Affaires étrangères, de l’Énergie et des Mines, du Commerce, des Travaux publics et de la Transition énergétique, selon ce qu’a noté le communiqué des services du palais d’El Mouradia.
Farid Guellil