La France semble faire de l’ingérence dans les affaires intérieures de pays souverains une spécialité et si par le passé, les barbouzes de ses services secrets réalisaient des coups d’éclat qui permettaient à Paris de renverser des régimes, de placer au pouvoir ses affidés, aujourd’hui le temps a changé par la grâce des peuples qui ont brisé le mur de la peur pour bouleverser l’ancien ordre mondial bâti sur l’hégémonie des anciennes puissances coloniales.
Paris vient de se faire prendre la main dans le sac par l’Iran qui a dénoncé une tentative d’ingérence française éhontée dans ses affaires étrangères. C’est un nouvel échec de la diplomatie française qui collectionne les « râteaux » depuis sa fumisterie de renverser Mouammar El Gueddafi et apporter la démocratie au peuple libyen. Téhéran accuse Paris d’ingérence et affirme avoir mis au jour une réunion secrète impliquant des diplomates français. Le ministère iranien des Renseignements a adressé samedi une mise en garde au gouvernement français, l’accusant d’ingérence illégale dans ses affaires intérieures et affirmant avoir éventé une réunion secrète impliquant deux diplomates français, ainsi que des documents saisis portant, selon lui, la signature de l’ancien ambassadeur de France en Iran. Dans un communiqué publié samedi, et relayé par la presse iranienne, le ministère iranien des Renseignements affirme que les « soldats anonymes de l’Imam du Temps » (désignation officielle des agents de ce service), ont découvert la présence illégale de deux diplomates français dans un lieu de rendez-vous secret. Cette découverte serait intervenue alors que les forces de l’ordre exécutaient un mandat judiciaire d’arrestation visant deux suspects, dans le cadre d’un important dossier « d’infiltration et d’ingérence étrangère ».
Il faut rappeler dans ce cadre, que l’Iran fait face à un véritable plan de déstabilisation avec des actions coordonnées entre une partie de l’opposition liée au fils du Shah et aux Etats Unis, des agents du Mossad qui ont infiltré certaines formations paramilitaires kurdes, la France et même la Grande Bretagne. Les autorités iraniennes ont démantelé plusieurs réseaux d’espionnage et exécuté plusieurs espions. La dernière affaire en date a concerné deux agents dont l’exécution a justement suscité une réaction de Paris qui a dénoncé un procès expéditif et une exécution contraire aux lois internationales qui garantissent des voies de recours aux condamnés. Or, il est connu que Téhéran n’a jamais signé un moratoire sur l’exécution de la peine de mort, tout comme il est courant qu’en temps de guerre, les traitres sont passés aux armes. Selon le ministère des renseignements iraniens, ces diplomates possédaient de « lourds antécédents de violations des lois internes et des obligations diplomatiques ». Après vérification de leur identité et notification au ministère iranien des Affaires étrangères, ils ont été remis, en présence de la police diplomatique, à l’ambassadeur d’Iran en France. Le communiqué affirme par ailleurs que, pendant que le ministère des Renseignements menait ses investigations et examinait les documents saisis sans rendre l’affaire publique, la partie française a orchestré un « tapage médiatique » visant à « fuir en avant » et à couvrir des infractions qualifiées d’«avérées ». Selon les autorités, le plan désigné sous l’appellation « Plan termite » qui est en réalité, selon les investigations préliminaires un projet de grande envergure visant l’infiltration, l’ingérence étrangère et la préparation du terrain à une action de la France contre l’indépendance du pays, par l’identification de cibles, l’établissement de contacts clandestins à l’intérieur et à l’extérieur du pays, et la constitution d’un réseau opérant selon des principes de dissimulation avec certains éléments étrangers visés. Le ministère affirme également que la signature de l’ancien ambassadeur de France en Iran figure sur des contrats saisis liés à ce projet. Le gouvernement français, selon le communiqué, doit répondre de ses actions illégales et s’expliquer sur ce « projet irréfléchi », note le communiqué du ministère. Invoquant une infiltration et une ingérence manifeste dans les affaires intérieures de l’Iran, qualifiée de particulièrement grave « en temps de guerre », ainsi qu’une violation flagrante des lois du pays et une sortie du cadre diplomatique que le ministère dit tenir pour établies avec certitude dans le cadre de ce dossier, le ministère des Renseignements avertit qu’il ne permettra pas de comportements illégaux de la part de ses invités diplomatiques, et qu’en cas de récidive, un traitement à la hauteur de l’agression sera réservé aux responsables. Le ministère iranien du Renseignement avertit qu’il ne tolérera aucun comportement interventionniste illégal de la part de ses invités diplomatiques et que, si cela se répète, il traitera les auteurs conformément aux principes des agresseurs. Le communiqué conclut en soulignant que les investigations concernant ce dossier se poursuivent et que des informations complémentaires seront communiquées ultérieurement. Il faut rappeler dans ce cadre que l’agression américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février 2026, a été marquée par des attaques ciblées contre des personnalités militaires et politiques et contre des installations militaires stratégiques dont les coordonnées et la localisation ont été envoyées aux état majors israélien et américains par des agents installés en Iran. Certaines sources à l’époque avaient même parlé de drones lancés depuis l’Iran contre ces cibles. L’action des services de contre-espionnage iranien avait permis de démanteler plusieurs réseaux ennemis, et de découvrir plusieurs ateliers de fabrication et de préparation aux combats de drones. Le démantèlement de cette toile d’araignée d’espionnage et de renseignement a permis à l’Iran de renverser la vapeur, d’anticiper des coups et de prendre un avantage stratégique sur ses ennemis. La France pourra toujours jouer à la carpe ou nier ses coups tordus, mais la réalité des faits la rattrapera et la confondra. Un grand nombre de ses diplomates à l’étranger sont en réalité des espions infiltrés et l’exemple de son ancien ambassadeur en Algérie, Xavier Driencourt en est la parfaite illustration.
Slimane B.












































