Plusieurs diplomates iraniens ont vivement réagi aux déclarations du président américain, selon lequel le détroit d’Ormuz deviendra un « territoire des États-Unis » une fois qu’il aura «fini de battre l’Iran», l’accusant d’être dans le déni. « Le détroit d’Ormuz ne peut être conquis ni par un tweet, ni par un porte-avions, ni par un décret, ni par un discours électoral », a lancé ce 15 août sur X le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi, assurant que « l’Iran ne craint ni les menaces ni ne se laisse intimider par une démonstration de force ». « Le détroit d’Ormuz a été, est et restera iranien », avait-il réagi dans un tweet précédent. « Ce détroit ne sera ouvert et fermé que sur ordre de l’Iran. Tant que vous refuserez d’accepter la réalité de votre défaite et que vous continuerez à vous bercer d’illusions, l’Iran continuera à imposer un blocus », a insisté le vice-ministre.
« Celui qui se ment à soi-même et écoute son propre mensonge va jusqu’à ne plus distinguer la vérité ni en soi, ni autour de soi ; il perd donc le respect de soi et des autres », a de son côté déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, également sur la plateforme américaine, citant le passage d’une œuvre de Dostoïevski. Le locataire de la maison Blanche a déclaré, pour rappel, qu’ « une fois que nous aurons fini de battre l’Iran […], bientôt je déclarerai le détroit d’Ormuz comme étant un territoire des États-Unis », avait lancé, vendredi, Donald Trump, « étranglant un rire » comme le soulignent des médias américains et étrangers. C’est lors d’un meeting à Garden City, aux abords de New York que Trump avait tenu ces propos avant d’assurer que « les États-Unis imposaient un blocus ». Un « gloussement » qu’a également souligné le journaliste du Wall Street Journal Brian Schwartz. Donald Trump « plaisantait », a-t-il déclaré sur X, rapportant les propos d’un haut responsable de la Maison Blanche. « J’ai construit l’armée et maintenant je l’utilise. Un peu plus que je ne le voulais franchement, mais c’est bon parce que nous ne pouvons pas laisser l’Iran avoir une arme nucléaire, n’est-ce pas ? » a encore répété le président américain cette déclaration qui revient depuis plusieurs semaines, précisement depuis sa première agression avec l’entité sioniste contre l’Iran.
Le vice –ministre du MAE iranien : « Le détroit d’Ormuz ne sera ouvert que sous l’autorité de l’Iran »
Un haut diplomate iranien a déclaré hier, que le détroit d’Ormuz ne serait fermé et ouvert que sous le commandement de l’Iran. Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, a fait ces déclarations sur X en réponse à une déclaration du président américain Donald Trump, qui, la veille a affirmé qu’il «déclarerait bientôt le détroit « territoire américain ». « Le détroit d’Ormuz ne se conquiert ni par un tweet et des porte-avions, ni par des ordres et des discours enflammés. L’Iran ne craint ni les menaces ni les démonstrations de force », a-t-il déclaré. « Ce détroit ne sera fermé et ouvert que sur ordre de l’Iran », a-t-il ajouté. L’Iran a renforcé son emprise sur le détroit le 28 février, interdisant le passage en toute sécurité des navires appartenant à Israël et aux États-Unis ou qui leur sont affiliés, suite à leurs frappes conjointes sur le territoire iranien. « Une fois que nous aurons vaincu l’Iran — qui est en train de subir une défaite cuisante —, je déclarerai très prochainement le détroit d’Ormuz territoire des États-Unis », a déclaré Trump lors d’un rassemblement à New York.
« Aucune décision n’a encore été prise concernant la reprise des pourparlers avec les États-Unis »
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, a déclaré que l’Iran n’avait encore pris aucune décision concernant la reprise des négociations avec les États-Unis, a rapporté samedi l’agence de presse officielle IRIB. Dans une interview, Araghchi a fait remarquer que des messages sont échangés entre l’Iran et les États-Unis par l’intermédiaire de médiateurs, à savoir le Qatar et le Pakistan, « mais cela ne signifie absolument pas des négociations ». Le mémorandum d’entente (MoU) de paix signé entre les deux parties en juin a annoncé la fin de la guerre, a-t-il noté, soulignant que les États-Unis ont « violé » le MoU et que les affrontements ont repris. Des négociations sont en cours entre l’Iran et Oman afin de définir une nouvelle route pour le passage sécurisé des navires dans le détroit d’Ormuz, a-t-il déclaré. « Nous travaillons actuellement à la conception d’une route temporaire qui deviendra permanente dans les prochaines étapes. » « Nous pourrions parvenir à une conclusion prochainement », a-t-il ajouté. Il a toutefois précisé que la réouverture du détroit était subordonnée à la réalisation d’autres conditions, « auxquelles les États-Unis doivent s’engager ». Le 18 juin, l’Iran et les États-Unis ont signé un protocole d’accord visant à mettre fin à la guerre dans la région sur tous les fronts, y compris au Liban. Aux termes du protocole d’accord, les deux pays devaient tenir des négociations dans un délai de 60 jours, qui s’achève lundi, afin de parvenir à un accord final, mais le sort des pourparlers est resté incertain suite à l’escalade des tensions entre les deux pays au cours du mois précédent.
R. I.












































