Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) a annoncé un financement de 1,5 million de dollars destiné à soutenir la République centrafricaine (RCA) dans la mise en œuvre de son plan national de riposte contre le virus Ebola.
Cette annonce intervient à l’issue d’une audience accordée à Bangui, capitale centrafricaine, par le président du pays, Faustin-Archange Touadéra, au directeur général du CDC Afrique, Jean Kaseya. Ce financement vise notamment à renforcer les capacités nationales de prévention, de détection et de réponse face aux risques liés aux épidémies. Le CDC Afrique prévoit par ailleurs l’ouverture prochaine d’un bureau en RCA, une initiative présentée comme « un renforcement de sa coopération avec les autorités sanitaires centrafricaines » selon l’annonce faite vendredi dernier. Créé en 2016 et lancé officiellement en 2017, le CDC Afrique coordonne les réponses africaines aux urgences sanitaires et accompagne les États membres de l’Union africaine dans la prévention et le contrôle des maladies.
« Un décès toutes les 30 minutes en RD Congo » alerte l’Onu
Le virus Ebola provoque la mort d’une personne toutes les trente minutes en République démocratique du Congo (RDC), a indiqué le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Tom Fletcher, appelant la communauté internationale « à intensifier ses efforts pour lutter contre l’épidémie ». Dans un communiqué, Fletcher a qualifié cette épidémie de « plus rapide propagation jamais enregistrée », soulignant l’urgence d’élargir la réponse et de renforcer la solidarité internationale avant que le virus ne se propage davantage parmi la population. Il a indiqué qu’un nombre, beaucoup plus important, de personnes était exposé au risque, précisant que certains pays avaient contribué à hauteur d’environ 300 millions de dollars à un fonds destiné à lutter contre l’épidémie. Le responsable onusien a également averti qu’Ebola est en train de gagner en RDC, estimant toutefois qu’il ne fallait pas permettre au virus de prendre le dessus sur les efforts internationaux visant à contenir sa propagation. Il a insisté sur la nécessité de répondre en priorité aux importants besoins en eau, en hygiène, en soins de santé et en autres services essentiels dans la région, appelant le monde à agir efficacement pour faire face à la propagation du virus. Fletcher a, par ailleurs, annoncé l’envoi de 20 agents supplémentaires sur les « lignes de front » de la lutte contre le virus, tout en soulignant la nécessité d’intensifier davantage les efforts. « Nous devons doubler le nombre d’équipes chargées d’assurer des opérations d’inhumation sûres et dignes, tripler la capacité d’accueil des centres de traitement, améliorer le suivi des contacts et déployer davantage de responsables expérimentés », a-t-il déclaré.
L’épidémie d’Ebola a fait au moins 2 184 morts sur plus de 4 600 cas depuis l’annonce de son apparition en RDC, le 15 mai dernier
L’ONU avait auparavant averti que cette épidémie risquait de devenir la plus meurtrière de l’histoire de la maladie. Le Fonds central d’intervention d’urgence de l’ONU avait annoncé l’octroi de 30,5 millions de dollars supplémentaires, venant s’ajouter aux 24 millions de dollars déjà alloués pour aider la RDC et quatre autres pays à faire face à l’épidémie, notamment après la détection de cas dans six provinces congolaises, en Ouganda ainsi que près de la frontière avec le Soudan du Sud. Le virus Ebola a causé la mort de plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des cinquante dernières années. L’épidémie la plus meurtrière, qui s’est étendue de 2018 à 2020, avait fait près de 2.300 morts sur environ 3.500 cas.
R. I.














































