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LA SAFEX D’ALGER ROUVRE SES PORTES AU PUBLIC À PARTIR DU 23 SEPTEMBRE : C’est parti pour les salons professionnels et foires

Très durement impacté par la crise de coronavirus, le secteur de l’évènementiel peut enfin souffler grâce à cette bonne nouvelle : la Société algérienne des foires et expositions (SAFEX) reprendra bientôt ses activités liées à l’organisation de foires et d’évènements programmés pour le deuxième semestre 2020, par la tenue du salon de l’Agriculture et des Industries agroalimentaires à partir du 23 septembre courant, a indiqué mercredi dernier un communiqué de la SAFEX.

«La société compte organiser les différentes manifestations prévues au deuxième semestre 2020, coïncidant avec la reprise graduelle des activités économiques, après le confinement sanitaire », lit-on aussi dans ce communiqué. La SAFEX reprendra ses activités avec l’organisation de la première édition du Salon national de l’agriculture et des industries agroalimentaires, en collaboration avec la Chambre nationale de l’agriculture (CNA), prévu du 23 au 27 septembre 2020 au Palais des expositions (Pins maritimes), sous le patronage des ministres de l’Agriculture et du Commerce, a poursuivi la même source. Cet évènement commercial dédié exclusivement à tous types de produits agricoles et alimentaires constitue  « une opportunité offerte aux exposants pour la promotion et la commercialisation de leurs produits, ce qui traduit la volonté des pouvoirs publics à concrétiser le programme de relance économique dans son volet inhérent au secteur agricole en particulier. Il sera l’occasion pour exposer les différents produits agricoles locaux et du terroir ainsi que ceux des autres filières concernées », a fait savoir la SAFEX dans son communiqué. Un dispositif de prévention contre la Covid-19 sera mis en place, conformément au protocole sanitaire de l’Union internationale des expositions, a souligné la même source. Le salon ouvrira ses portes de 11h00 jusqu’à 18h00, précise-t-on.

Le défi sanitaire pour les organisateurs
À rappeler que la SAFEX animera conjointement avec la CNA, une conférence de presse le 20 septembre au Palais des expositions, pour la présentation de la première édition du salon. Pour rappel, le ministre du Commerce, Kamel Rezig, avait annoncé, début septembre, la reprise des foires et salons professionnels sur tout le territoire national vers la fin de mois en cours, vu leur importance sur de nombreux secteurs de l’économie nationale. Selon lui, l’État autorisera la tenue de ces évènements dans le respect des gestes barrières et une surveillance constante de l’évolution de la Covid-19. Très durement impacté par la crise du coronavirus suite à l’annulation ou le report des salons et foires professionnels, la SAFEX (Société algérienne des foires et expositions) bénéficiera d’un programme de réhabilitation pour jouer un rôle dans la promotion des produits et services nationaux, a fait savoir le ministre du Commerce. Kamel Rezig a ajouté également que son département a élaboré un programme pour la reprise des foires et salons spécialisés, qui se verront accorder une grande importance par le gouvernement. Cela touchera bien évidement les différentes wilayas comme Alger, Annaba, Tlemcen, Béchar … soulignant leur rôle aussi important dans la vie économique et commerciale du pays, le ministre Rezig a déclaré que les chambres du commerce bénéficieront d’une grande importance au niveau de son département. « Je souhaite que la rentrée de septembre sera en force pour les salons spécialisés », avait indiqué le ministre du Commerce à la presse, poursuivant que le dernier semestre de l’année 2020 verra l’organisation d’expositions et salons dédiés à la production nationale, notant que « les salons nationaux sont réservés exclusivement aux produits nationaux ». Il a axé notamment sur le secteur agricole. « Les producteurs nationaux, notamment les agriculteurs, ont fourni ces derniers temps des efforts colossaux et nous devrons faire la promotion de leurs produits pour encourager la productivité et aussi promouvoir la culture de consommer algérien », a-t-il insisté. Avec le Salon de l’agriculture et des industries agroalimentaires qui sera le premier à ouvrir ses portes suite à des annulations et de nombreux reports en raison de la crise sanitaire du Covid-19, cela renseigne sur tout l’intérêt qu’accordent les pouvoirs publics à l’agriculture, devenue le nouveau défi après la chute des cours d’hydrocarbures.

L’agriculture : fer de lance de l’après-pétrole
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait affirmé que les recettes de l’agriculture, au cours de l’année présente, s’élevaient à 25 milliards de dollars. Le Président a conclu que c’est la première fois que les recettes de l’Algérie en matière d’agriculture dépassent celles des hydrocarbures, estimées à 24 milliards de dollars. La promotion des investissements dans les industries de transformation, les chaînes de distribution des produits agricoles et leurs plateformes agro-logistiques, afin de valoriser les excédents, a été parmi les principales recommandations d’un atelier organisé dans le cadre de la conférence nationale sur la relance économique, tenu les 18 et 19 août derniers. Les participants à cet atelier dédié au développement agricole, organisé dans le cadre de onze ateliers tenus lors de la conférence nationale sur « le plan de relance pour une économie nouvelle » ont également recommandé de doter les pôles agricoles, actuels et ceux en émergence, de schémas de développement d’un tissu d’entreprises de transformation agroalimentaires et plateformes agro-logistiques, notamment les infrastructures de conditionnement, stockage et transport. La mise en place d’incitations cohérentes et appropriées (crédit, accès au foncier industriel, avantages fiscaux) pour attirer les investisseurs privés, ainsi que l’incitation des agriculteurs à investir collectivement dans les industries de transformation et les plateformes agro-logistiques étaient aussi recommandées par les participants à cet atelier, selon le rapport final lu à la fin des travaux de la Conférence. Les recommandations de l’atelier ont également porté sur l’amélioration de la gouvernance des terres agricoles publiques, l’augmentation de la taille moyenne des exploitations agricoles, promouvoir les investissements agricoles à la ferme et aux exploitations et l’adoption des techniques productives performantes ainsi que le développement de l’irrigation, l’économie de l’eau et la préservation du potentiel hydrique du pays. L’atelier a aussi appelé à promouvoir la production et la diffusion d’innovations techniques appropriées aux différents types d’exploitations et territoires agricoles, améliorer le fonctionnement des marchés des facteurs de production et des produits agricoles ainsi qu’a l’amélioration de l’organisation de la profession agricole et à la libérer des entraves bureaucratiques. Renforcer et améliorer les capacités humaines, financières et organisationnelles du ministère de l’Agriculture et du Développement rural en matière de conception, mise en œuvre et suivi-évaluation des politiques agricoles était aussi parmi les principales recommandations de l’atelier. S’agissant des défis du secteur à long terme, les participants ont souligné la nécessité de l’émergence d’exploitations agricoles performantes techniquement, économiquement, socialement et écologiquement, d’améliorer l’environnement économique et institutionnel des exploitations agricoles et de favoriser leur intégration dans des chaînes de valeur dynamiques et durables. Ils ont également recommandé d’améliorer la gouvernance des ressources naturelles (eau, sol), et d’augmenter leur productivité ainsi que l’engagement des territoires ruraux dans des dynamiques de développement durables et inclusives.
Hamid Mecheri