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HADJ 2026 : Les malades chroniques appelés à la rigueur sanitaire

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Dans le cadre des préparatifs de la saison du Hadj 1447H/2026, le spécialiste Fayçal Ouahada a formulé une série de recommandations sanitaires préventives, en particulier à l’adresse de certaines catégories de pèlerins, notamment les personnes atteintes de diabète et d’autres maladies chroniques, en raison des risques de complications auxquels elles peuvent être exposées durant l’accomplissement des rites, surtout en cas d’efforts physiques importants et de fortes chaleurs dans les Lieux saints. Dans ce contexte, Ouahada a souligné «l’importance de la vigilance sanitaire et de la discipline des pèlerins malades dans le suivi des consignes médicales qui leur sont destinées », affirmant que « la préparation avant le voyage est tout aussi importante que l’accomplissement des rites eux-mêmes ». Il a expliqué qu’ «une consultation médicale doit être effectuée entre quatre et six semaines avant la date du départ, afin de permettre l’évaluation de l’état de santé du patient et le contrôle du taux d’hémoglobine glyquée, ainsi que l’éventuelle adaptation des doses de médicaments ou d’insuline en fonction de l’effort physique attendu durant le Hadj ». Cette étape préparatoire permet également d’éviter toute complication sanitaire imprévue pendant le pèlerinage. Selon lui, « la période des rites exige une vigilance permanente du malade, notamment en raison des nombreux déplacements et de la marche prolongée ce qui peut provoquer une baisse soudaine du taux de sucre dans le sang ». Il a recommandé ainsi de « mesurer régulièrement la glycémie, en particulier avant et après tout effort physique, tout en veillant à ne pas retarder les repas ». Le spécialiste a également conseillé de « porter sur soi des collations à absorption rapide, comme les dattes ou les jus, afin d’intervenir immédiatement en cas de symptômes d’hypoglycémie, tels que la fatigue, les vertiges ou la transpiration ». Une réaction rapide dans ce type de situation peut, selon lui, « éviter l’aggravation de l’état du patient ». Concernant les préparatifs, M. Ouahada a insisté sur « l’importance de constituer une trousse médicale complète». Par ailleurs, il a attiré l’attention sur « l’impact des conditions climatiques et de la forte affluence dans les Lieux saints », précisant que « les températures élevées ainsi que la pression physique et psychologique peuvent accentuer les risques de déséquilibre glycémique, ce qui exige davantage de prudence et un suivi continu ». Il a appelé à « renforcer la culture de la sensibilisation sanitaire chez les pèlerins, notamment à travers le port d’une carte d’identification mentionnant la maladie diabétique, accompagnée d’un bref rapport médical précisant l’état de santé et le traitement suivi, afin de faciliter une prise en charge rapide en cas d’urgence et d’éviter toute complication susceptible de perturber ce grand voyage spirituel », a-t-il conclu.

L. Zeggane 

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