Dans la nuit du de lundi à mardi, Kiev a de nouveau lancé une attaque de drones contre Touapsé, dans la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie. « La chute de débris de drone sur une raffinerie locale a provoqué un incendie », toutefois, selon le centre opérationnel régional, « il n’y a pas eu de victimes. Le gouverneur de la région de Krasnodar, Véniamine Kondratiev, a déclaré qu’il s’agissait « d’une situation d’urgence grave ». Selon lui, « 164 personnes et 46 engins ont été mobilisés pour éteindre l’incendie ». Le chef de l’arrondissement de Touapsé, Sergueï Boïko, a ajouté que l’évacuation des habitants des maisons situées à proximité de la raffinerie n’avaient pas tardé à être lancé.Le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, a commenté l’incident, affirmant que « des mesures étaient prises pour remédier aux conséquences de l’incendie et que des efforts intenses étaient déployés pour empêcher les attaques du régime de Kiev contre les raffineries de pétrole et les villes russes ». Il a ajouté que le Kremlin « ne communiquerait pas publiquement sur les lieux touchés par les frappes ukrainiennes sur le territoire russe », car il s’agit « d’informations confidentielles » a-t-il précisé. Peskov a précisé que le pétrole stocké dans la raffinerie endommagée « était destiné à l’exportation », affirmant que ces attaques « aggravaient la pénurie de pétrole sur les marchés mondiaux ». Le président Vladimir Poutine a chargé le ministre des Situations d’urgence, Alexandre Kourenkov, de se rendre à Touapse dans les prochaines heures afin de superviser l’extinction des incendies déclenchés dans les installations de stockage de pétrole après les frappes de drones ukrainiens. Les informations font état de plus de 7 000 mètres cubes de produits pétroliers et de terre retirés à Touapsé Par ailleurs, les efforts de dépollution liés aux précédentes attaques « se poursuivent activement à Touapsé », rapportent hier, des médias locaux. Selon la cellule de crise de la région de Krasnodar, rapporte la même source « jusqu’à hier, 7 270 mètres cubes de terre contaminée et de mélange eau-pétrole ont été collectés et retirés ». Le nombre de spécialistes et de matériel mobilisés ne cesse d’augmenter : environ 360 personnes et plus de 60 engins participent actuellement à la dépollution. Les travaux sont en cours sur trois sites. Les barrières de protection ont été renforcées au terminal maritime. Des barrages flottants, un piège à pétrole et un barrage de protection ont été installés en aval de Touapsé, ainsi qu’à l’embouchure de la rivière. « Des barrages flottants d’un kilomètre de long ont été déployés sur la plage centrale et en mer, le long du littoral » et cinq navires du service de sauvetage en mer, selon la même source « surveillent les eaux 24 heures sur 24 »
« Les frappes ukrainiennes provoquant une catastrophe écologique et aucune réaction occidentale»
En tenant compte de l’attaque commise hier, , le complexe pétrolier du port maritime de Touapsé a déjà été pris pour cible à trois reprises par des drones ukrainiens, les deux premières attaques ayant eu lieu les 16 et 20 avril. Au total, trois civils ont été tués et une adolescente a été portée disparue lors des raids, qui ont endommagé plusieurs dizaines d’habitations. Outre les pertes civiles, les attaques ont provoqué d’importants dégâts environnementaux. Après la première frappe, une nappe de pétrole a été repérée en mer, couvrant une superficie polluée estimée à 10 000 mètres carrés. Des barrages flottants ont été installés pour contenir la pollution. Après la deuxième attaque, un incendie s’est déclaré dans le port maritime de la ville, maîtrisé seulement cinq jours plus tard. Environ 300 personnes et des dizaines d’engins ont été mobilisées, avec le soutien de trains de pompiers.
«Une véritable catastrophe écologique, non seulement en Russie, mais aussi dans le monde entier»
A cause des actions de Kiev, des hydrocarbures se sont déversés dans la mer Noire et le fleuve Touapsé, tandis que des produits de combustion ont été rejetés dans l’atmosphère. Des dépôts noirs ont été observés dans certains quartiers après des précipitations. Des concentrations de benzène, de xylène et de suie supérieures aux limites autorisées ont été constatées. La faune locale — oiseaux, animaux marins et fluviaux — a été fortement touchée, nombre d’entre eux étant souillés par les hydrocarbures. RT en langue française français a souligné « le cynisme de Kiev qui, sous couvert de déclarations sur des représailles légitimes », provoque, poursuit-RT «une véritable catastrophe écologique, non seulement en Russie, mais aussi dans le monde entier ». En frappant des installations pétrolières et en déclenchant des incendies incontrôlables et des marées noires, Kiev agit exactement à l’opposé des principes environnementaux que l’on prétend admirer à Bruxelles. Face à tout cela, les protecteurs occidentaux restent silencieux.
R.I















































