RASD

DÉCLARATION FINALE DE LA CONFÉRENCE DE SOLIDARITÉ : Soutien appuyé aux Sahraouis pour leur autodétermination   

Les États membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et tous les pays invités à la conférence de solidarité avec le peuple sahraoui tenue à Pretoria ont réaffirmé leur soutien indéfectible au droit inaliénable du peuple du Sahara occidental occupé à l’autodétermination, conformément à la Charte des Nations unies et à l’Acte constitutif de l’Union africaine.
Au terme de deux journées, marquées par d’intenses activités et interventions, les Etats membres de la SADC, ainsi que des pays amis de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), ont adopté, une déclaration finale dans laquelle ils ont souligné leur soutien indéfectible à la concrétisation du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, et ce, conformément à la Charte des Nations unies et à l’Acte constitutif de l’Union africaine (UA). Les participants ont réaffirmé, également, le rôle de l’UA, en particulier celui du Conseil de paix et de sécurité de l’organisation panafricaine et de la Troïka, qui demeurent saisi de la question du Sahara occidental.
Saluant l’élan donné par la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité de l’ONU au traitement de la question sahraouie de façon « urgente et résolue », les participants à la conférence ont appelé, dans ce sillage, à la mise en œuvre « inconditionnelle » de toutes les résolutions de l’ONU et des décisions de l’UA sur le Sahara occidental, considérant que cela conduira à « une solution positive, pacifique et permanente répondant aux aspirations et à la volonté du peuple du Sahara occidental ». La conférence appelle l’occupant marocain et le Front Polisario à s’engager sans conditions préalables à mener des négociations directes. La SADC invite le Conseil de sécurité de l’ONU à élargir le mandat de la Mission de l’Onu pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso), afin qu’il inclut la surveillance de la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental occupé par le Maroc.
La conférence en sa déclaration  a  exhorté à continuer à fournir une aide humanitaire aux Sahraouis vivant dans les camps des réfugiés. Un appel a été lancé aussi à toutes les parties concernées de s’abstenir de toute nouvelle exploitation illégale de ressources naturelles du Sahara occidental occupé, en tenant compte de l’avis du Conseiller juridique de l’ONU de février 2002, selon lequel une telle activité constituera une violation du droit international à moins que le peuple sahraoui y ait consenti expressément.
Dans leur Déclaration finale, les états membres de la SADC ont invité le Royaume du Maroc à adhérer aux principes et objectifs inscrits dans l’Acte constitutif de l’UA, notamment celui portant sur le respect des frontières coloniales telles qu’elles existaient au moment de l’indépendance des états africains. S’agissant du rôle de l’UA dans le règlement du conflit, les pays de la SADC ont exhorté le Sommet de l’organisation panafricaine à veiller à ce que la question relative au Sahara occidental soit inscrite à titre permanent à son ordre du jour et que des rapports lui soient présentés au cours de ses réunions périodiques.
À l’adresse de l’ONU, les pays de la Communauté de développement de l’Afrique australe ont réclamé particulièrement la mise en place d’un mécanisme de surveillance visant à mettre fin à l’exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental par le Maroc, à travers l’adoption de sanctions et autres mesures correctives en cas de violation du moratoire sur l’exploitation des ressources sahraouies.
M. Bendib