Bouteflika

Décès de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika : Il était un homme d’État et un diplomate chevronné

Décédé vendredi dernier, à l’âge de 84 ans, plus de deux ans après sa démission, L’ancien président de la République, Abdelaziz Bouteflika, est né le 2 mars 1937 et Il avait rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN) en 1956 pour assumer, pendant deux ans, la mission de contrôleur général de la wilaya V (1957 et 1958).

Le défunt Abdelaziz Bouteflika avait succédé en 1999 à l’ex-président Liamine Zeroual , lors d’une présidentielle qui a vu six autres candidats se retirer de la course électorale. Réélu trois fois président, en 2004, 2009 et 2014, une année après son accident vasculaire cérébral (AVC) qui l’avait affaibli physiquement, il a été contraint à démissionner et après avoir renoncé à un 5ème mandat, sous la pression du mouvement populaire pacifique du 22 février 2019. Au lendemain de l’Indépendance de l’Algérie, en 1962, il est député à l`Assemblée constituante et à 25 ans, il devient ministre de la Jeunesse, des Sports et du Tourisme du premier gouvernement de l`Algérie indépendante et nommé, la même année, ministre des Affaires étrangères. Poste qu’il occupe, depuis, jusqu’à 1979, période durant laquelle, il a animé l’action diplomatique du pays, sous la présidence du défunt président de la République, Houari Boumediène, qui par sa vision stratégique avait initié la politique de défense des pays du Tiers Monde et l’action de soutien inconditionnel des mouvements de libération pour l’éradication du colonialisme. Elu à l`unanimité président de la 29ème session de l`Assemblée générale des Nations unies en 1974, l’ex-ministre des Affaires étrangère du feu Houari Boumediène, obtient l’accord des pays membres de l’AG de l’ONU, de l’exclusion de l’Afrique du Sud, en raison de sa politique d’apartheid.
Aussi malgré des oppositions des soutiens et alliés de l’entité sioniste, c’est en cette réunion de l’AG de l’ONU présidée par le défunt Abdelaziz Bouteflika, que le leader de l`Organisation de libération de la Palestine et de la lutte du peuple palestinien, feu Yasser Arafat, a été admis et prononcer son discours devant l`Assemblée générale, discours historique et demeurant à ce jour percutant.
À la mort du président Houari Boumediène, en 1978, il a été désigné pour prononcer le discours officiel des funérailles du président Boumediène, au cimetière El-Alia., Alger, puis il a été contraint à prendre les chemins de l’exil, entre les Emirats arabes unis et Genève, jusqu’à son retour en 1999.
Naïma B.