Le déploiement en grand sur le continent africain, profondeur naturelle et stratégique de l’Algérie, à divers titres, est un objectif poursuivi avec insistance par le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables. Il s’agit, pour le ministère, de renforcer la coopération énergétique et élargir les partenariats avec les pays africains.
Dans ce but, le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a présidé, hier, lundi, une réunion de travail consacrée au suivi et à l’examen de nombre de dossiers prioritaires liés à la coopération et au partenariat dans le domaine de l’énergie avec les pays africains. Un communiqué du ministère a précisé que la réunion a permis de faire le point sur l’état d’avancement de ces dossiers et d’examiner les perspectives de leur développement, et de discuter des possibilités d’élargir les domaines de coopération et de partenariat et de renforcer la présence des entreprises relevant du secteur sur les marchés africains, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour les projets, les investissements et les échanges commerciaux dans le domaine énergétique. Il a été, également, question de la participation du ministère et des entreprises relevant du secteur aux manifestations, rencontres et événements nationaux et internationaux spécialisés dans les domaines de l’énergie et des énergies renouvelables. Ces échéances devront, nécessairement, être préparées efficacement en amont afin d’en tirer profit pour mettre en avant les capacités et l’expertise algériennes et faire connaître les opportunités de coopération disponibles. Le but est de soutenir l’ouverture des entreprises du secteur sur les marchés extérieurs et tirer parti des opportunités disponibles pour développer les projets, les investissements et les échanges dans les domaines de l’énergie et des énergies renouvelables. La même source indique que la réunion a, en outre, porté sur les moyens de renforcer la coordination entre les différents intervenants, de poursuivre le suivi régulier des dossiers prioritaires pour leur prise en charge efficace et d’accélérer la mise en œuvre des projets et programmes prévus, conformément aux objectifs et orientations stratégiques du secteur. Début juin dernier, Mourad Adjal était à N’Djamena (Tchad), pour la cérémonie de pose de la première pierre d’une centrale électrique d’une capacité de 40 mégawatts, coprésidée par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, et son homologue tchadien, Allamaye Halina, après l’inauguration, peu de jours auparavant à Niamey (Niger), d’une centrale électrique de 40 mégawatts. Il a souligné, à cette occasion, le rôle de premier plan de l’Algérie en tant que partenaire énergétique fiable en Afrique, soulignant la capacité de la société Sonelgaz International à concrétiser l’investissement escompté sur le continent, conformément aux orientations du président Abdelmadjid Tebboune. Il a fait observer qu’il s’agit d’un déploiement visant à investir les marchés africains, notamment après la réalisation de l’autosuffisance énergétique au niveau national et l’acquisition, par les compétences algériennes, d’un haut niveau d’expertise dans ce domaine. Sonelgaz International est sollicité pour apporter son expertise et répondre aux besoins exprimés par les pays africains. Récemment, une mission de Sonelgaz International était à N’Djamena pour lancer une étude technique globale pour la réhabilitation et la rénovation du réseau électrique local. Mourad Adjal a fait savoir que le ministère de l’Énergie et le groupe Sonelgaz reçoivent « des demandes croissantes de plusieurs pays africains, dont la Côte d’Ivoire et le Mozambique, pour bénéficier de l’expertise algérienne ». Ces demandes portent, selon ses explications, essentiellement sur « la réalisation de centrales électriques, la mise en place de réseaux de transport d’électricité à très haute tension, ainsi que l’acquisition d’équipements et de matériel électriques ».
M. R.









































