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GROUPE DE GDEIM IZIK : Deux prisonniers sahraouis privés de médicaments et de colis familiaux

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La situation des prisonniers civils sahraouis détenus dans les prisons marocaines continue de susciter des inquiétudes. La Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines a fait état de nouvelles restrictions visant deux détenus du groupe de Gdeim Izik, notamment concernant l’accès aux médicaments et aux aides envoyées par leurs familles. Selon l’organisation, la famille du prisonnier civil sahraoui Abdallah Abhah, détenu à la prison de Tiflet 2, a indiqué que l’administration pénitentiaire avait refusé, pour la troisième fois consécutive, de lui remettre les médicaments et les aides envoyés par ses proches. La famille affirme que ces médicaments revêtent un caractère urgent au regard de l’état de santé du détenu. Dans un autre cas, la famille du prisonnier sahraoui Mohamed Bani, également membre du groupe de Gdeim Izik et détenu à la prison d’Aït Melloul 2, a dénoncé l’interdiction qui lui aurait été imposée de recevoir les colis envoyés par ses proches. Ces derniers contiennent notamment des médicaments et des vêtements.
Selon la famille, aucune justification convaincante n’a été avancée par l’administration pénitentiaire pour expliquer cette mesure. En réaction à cette situation, Mohamed Bani a annoncé son intention d’entamer une grève de la faim d’avertissement de 48 heures à partir du lundi 7 septembre, pour protester contre ce qu’il considère comme des mesures discriminatoires prises à son encontre par l’administration de la prison d’Aït Melloul 2.
La Ligue alerte ainsi sur la situation des deux détenus, en particulier au regard de leur état de santé et des restrictions qui leur seraient imposées dans les établissements pénitentiaires de Tiflet 2 et d’Aït Melloul 2.
Leurs familles ont, à cette occasion, renouvelé leur appel aux organisations internationales afin qu’elles interviennent pour mettre fin à ces pratiques qu’elles qualifient d’abusives et de contraires au droit, et réclament une intervention visant à garantir aux deux prisonniers l’accès aux médicaments et aux produits essentiels envoyés par leurs proches.
M. S.

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